• Le site d'information en matière de vaccination
  • Pensez à vous faire vacciner tout au long de votre vie

Calendrier vaccinal

En Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) propose un calendrier vaccinal sur base d'un recueil et d'une analyse des données scientifiques disponibles.
Le Conseil Supérieur de la Santé est un organe d'avis mis en place par le Service Public Fédéral Santé publique. Il comporte une commission "vaccinations", composée des experts belges les plus compétents en la matière.


Le calendrier du CSS est régulièrement remis à jour.

Le programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles applique ce calendrier, en tenant compte notamment des âges auxquels les enfants sont suivis en médecine scolaire.

Le calendrier vaccinal du programme de vaccination est repris ci-dessous. Vous trouverez les explications en lien avec chaque vaccination dans le rubrique correspondante du site.

calendrier vaccination 2016

Pour consulter les avis et fiches actualisés du CSS

Mise à jour le 11/04/2016

Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (nourrisson)

GENERALITES

Depuis les années 60, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ont été combinées.
Le vaccin conjugué recommandé aujourd'hui chez le nourrisson est le vaccin hexavalent qui protège contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l'Haemophilus influenzae de type b et l'hépatite B

En cas exceptionnel de contre-indication pour le vaccin anticoquelucheux, il faut protéger l'enfant contre les 5 autres maladies, dont la diphtérie et le tétanos. 

Pour lutter contre la coqueluche, on a longtemps utilisé chez nous des vaccins à cellules entières (le DTP à cellules entières, préparé à base de bacilles coquelucheux), avec des effets indésirables parfois importants. Ils sont remplacés depuis plusieurs années par des vaccins acellulaires (le DTP acellulaire ou DTPa, contenant des antigènes spécifiques du bacille coquelucheux), avec une diminution importante des effets indésirables. Les vaccins acellulaires peuvent être combinés à d'autres vaccins (vaccin trivalent, tétravalent ou vaccin hexavalent comme ceux recommandés par le calendrier vaccinal officiel).

PREVALENCE

Diphtérie 

  • En Belgique, la vaccination généralisée contre la diphtérie et le tétanos date de 1959. Grâce à la vaccination généralisée, la diphtérie a pratiquement disparu. Seuls 3 cas de diphtérie ont été officiellement déclarés pour la période de 1980 à 1989.
  • Selon certaines études, au-delà de 40 ans, plus de la moitié de la population ne posséderait plus d'immunité satisfaisante contre la toxine diphtérique. Or le risque d'épidémie réapparaît lorsqu'un tiers de la population n'est plus protégé. Les rappels de vaccination contre la diphtérie sont donc recommandés.
  • En Europe de l'Est, on a observé une recrudescence de la diphtérie en 1990-94. Suite aux campagnes de vaccination dans ces pays, le nombre de cas a régressé en 1995 et 1996.

Tétanos :

  • En Belgique, on estime que quelques cas surviennent chaque année (principalement chez des personnes âgées). Les rappels de vaccination contre le tétanos sont donc recommandés.

Coqueluche :

  • Dans les pays industrialisés, comme la Belgique, depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation générale du nombre de cas rapportés de coqueluche. Cette augmentation se retrouve pour différents groupes d'âge, mais plus particulièrement chez les bébés trop jeunes pour être vaccinés, chez les adolescents et les adultes. Les symptômes de la coqueluche sont moins sévères chez les adolescents et les adultes que chez les nourrissons et les jeunes enfants: toux chronique persistante principalement. 
  • Cependant, adolescents et adultes peuvent contaminer les nourrissons avant que ceux-ci soient protégés par la vaccination. Pour rappel, la première dose de vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche se donne à l'âge de 2 mois et la protection est partielle jusqu'à l'administration de la deuxième dose à l'âge de 3 mois. La vaccination de la femme pendant la grossesse et de l'entourage familial avant la naissance du bébé est recommandée (voir "Vaccination contre la coqueluche chez l'adulte"). 

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande une vaccination aux âges suivants:

NOURRISSON

Le calendrier de vaccination prévoit l'administration de quatre doses aux âges suivants:
- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- Une dose de rappel entre 13 et 18 mois 

Le vaccin utilisé est un vaccin combiné hexavalent.

Il est important de respecter ce calendrier vaccinal, notamment en commençant la vaccination à 2 mois, en raison du risque important lié à la coqueluche
au cours de la première année de vie.

RAPPELS OU RATTRAPAGE

Il faut savoir que les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, ne protègent que pendant un temps déterminé. Après 5 à 10 ans, la protection vaccinale s'atténue. C'est la raison pour laquelle des rappels réguliers sont nécessaires, durant toute la vie.

  • A l'âge de 5-6 ans
    Un rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandé. Le vaccin combiné utilisé protège également contre la poliomyélite.  
  • A l'âge de 14-16 ans
    Un rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandé (dTpa).

A titre individuel, le statut vaccinal en matière de diphtérie, de tétanos et de coqueluche peut être vérifié et complété si nécessaire.

Durant toute la vie, des rappels de vaccination contre le tétanos 
seront nécessaires tous les 10 ans. 

 

EFFETS INDESIRABLES

Lorsque l'on administre la vaccination contre la poliomyélite à l'aide du vaccin hexavalent recommandé (Infanrix Hexa®)
- on peut constater dans certains cas une rougeur et/ou une douleur et/ou un gonflement au site d'injection
- on peut parfois observer une réaction générale telle que : une fièvre (généralement modérée), de l'agitation, de la somnolence.

Bon à savoir : depuis l'introduction des vaccins contre la coqueluche acellulaires (DTPa - dTpa), les réactions importantes liées à la composante « coqueluche » du vaccin sont aujourd'hui extrêmement rares. Elles étaient plus nombreuses avec les vaccins à cellules entières : parfois fièvre élevée, convulsions, syndrome des cris persistants, cyanose, très rarement collapsus, état de choc ou encéphalopathie.

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin DTPa, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Diphtérie
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre la diphtérie.
On évitera d'administrer le vaccin à des personnes qui ont manifesté une thrombocytopénie ou des réactions neurologiques lors d'une précédente vaccination.


Tétanos
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre le tétanos.


Coqueluche
Concernant spécifiquement le vaccin contre la coqueluche : celui-ci est contre-indiqué en cas d'affection neurologique évolutive, ou prédisposant à des convulsions ou à une détérioration neurologique; en cas d'antécédents personnels récents de convulsions ou d'épilepsie mal contrôlée, la vaccination anti-coquelucheuse ne sera pas entreprise.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, pour les nourrissons, les enfants de 5-6 ans, les adolescents de 14-16 ans et les femmes enceintes. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin hexavalent : Hexyon (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les enfants de 5-6 ans
- Tetravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.)

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les adolescents de 14-16 ans et les femmes enceintes
- Boostrix™ (GSK)

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible en pharmacie
- Infanrix Hexa™ (GSK) - coût 48,81 euros - remboursé en catégorie B moyennant accord préalable du médecin conseil, pour le rattrapage de vaccination chez les enfants entre 12 et 48 mois; contient de l'aluminium, de la levure, de la néomycine et de la polymyxine B.
- Hexyon (Sanofi Pasteur MSD); contient de l'aluminium, de la levure, de la néomycine, de la streptomycine et de la polymyxine B.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre l’Haemophilus influenzae de type b (nourrisson)

GENERALITES

L'Haemophilus influenzae de type b est l'une des bactéries pouvant provoquer une méningite. Jusqu'à la découverte et l'administration généralisée d'un vaccin, il s'agissait de la première cause de méningite bactérienne chez l'enfant de moins de 5 ans.
L'Haemophilus influenzae de type b peut par ailleurs provoquer d'autres types d'infections graves chez l'enfant comme l'épiglottite ou l'arthrite.

La vaccination contre l'Haemophilus influenzae de type b (Hib) a été introduite en Belgique en 1993.
Le vaccin Hib est un vaccin conjugué, c'est-à-dire qu'on a associé un antigène de l'Haemophilus influenzae de type b à une protéine porteuse, ce qui permet d'induire une meilleure réponse immunitaire chez l'enfant, même très jeune.

 

INCIDENCE

En Communauté française, l'incidence de la méningite et des infections invasives à Hib est en nette régression depuis la vaccination généralisée des nourrissons.

Dans les pays où la couverture vaccinale a dépassé les 90%, la maladie a été éliminée.

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande une vaccination aux âges suivants:

Nourrisson

Le calendrier de vaccination prévoit l'administration de quatre doses aux âges suivants:
- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- Une dose de rappel entre 13 et 18 mois

Le vaccin utilisé est un vaccin combiné hexavalent. 

Il est important de respecter ce calendrier vaccinal, notamment en commençant la vaccination à 2 mois, en raison du risque important de la maladie
au cours de la première année de vie.

Après l'âge d'un an

Si, après l'âge d'un an, l'enfant n'a pas encore été vacciné, une seule dose suffit à le protéger.

Au-delà de 5 ans

Si, au-delà de 5 ans, l'enfant n'a pas encore été vacciné, la vaccination Hib est inutile.

 

EFFETS INDESIRABLES

Lorsque l'on administre la vaccination contre l'Haemophilus influenzae de type b à l'aide du vaccin hexavalent recommandé (Infanrix hexa®):
- on peut constater dans certains cas une rougeur et/ou une douleur et/ou un gonflement au site d'injection
- on peut parfois observer une réaction générale telle que : une fièvre (généralement modérée), de l'agitation, de la somnolence.

 

CONTRE-INDICATIONS

Il n'existe aucune contre-indication spécifique au vaccin Hib.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin contre l'Haemophilus influenzae de type B, pour les nourrissons. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles. 

Vaccin protégeant contre l'Haemophilus influenzae de type b, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre l'Haemophilus influenzae de type b, disponible en pharmacie
- Act-Hib™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) - coût 23,11 euros - remboursé en catégorie B
- Infanrix Hexa™ (GSK) - coût 48,81 euros - remboursé en catégorie B moyennant accord préalable du médecin conseil, pour le rattrapage de vaccination chez les enfants entre 12 et 48 mois.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (f6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre l’hépatite B (nourrisson)

GENERALITES

Le virus de l'hépatite B (VHB) provoque une infection du foie. L'hépatite B est une maladie grave du fait qu'elle peut devenir chronique et parfois provoquer, après plusieurs années, une cirrhose ou un cancer du foie.
Ce risque est d'autant plus élevé que l'infection survient tôt dans la vie.
Chez l'enfant, l'infection est le plus souvent transmise directement de la mère porteuse du virus à son enfant, lors de l'accouchement.

Depuis 1982, il existe des vaccins sûrs et efficaces contre le VHB.
Depuis 1986, on utilise le vaccin hépatite B recombiné synthétisé par des cellules de levure.

Depuis 1999, la Belgique procède à la vaccination systématique des nourrissons et des pré-adolescents (11-12 ans), méthode la plus efficace et la moins chère pour protéger progressivement l'ensemble de la population. Etant donné qu'aucune vaccination de rappel n'est aujourd'hui recommandée, la vaccination systématique des adolescents a été interrompue lorsque les nourrissons vaccinés depuis 1999 ont atteint l'äge de 12 ans (en 2011 donc).

Une vaccination de rattrapage sera toujours proposée pour les enfants encore non (complètement) protégés à 11-12 ans.

 

INCIDENCE

En Belgique, en 1991-1992, l'incidence des hépatites B était estimée à 6 pour 100 000 habitants. Le nombre d'hépatites B chez les enfants de 0 à 7 ans était estimé à 3 879 cas par an.

En Communauté française, en 1992, la prévalence de l'hépatite B était estimée à 1,9% chez les enfants de 5 à 9 ans et à 3,9% chez les adultes de 18 à 29 ans.

Ces chiffres ne reflètent plus la situation actuelle, puisque une majorité des enfants et jeunes adultes (âgés de 3 mois à ± 23 ans) sont maintenant vaccinés.

Bien que la Belgique soit une zone de faible endémicité pour l'hépatite B (<2% de porteurs du virus et <20% de maladies déclarées), cette maladie reste l'une des pathologies infectieuses les plus préoccupantes. 

 

CALENDRIER

 

Le calendrier vaccinal de base recommande une vaccination aux âges suivants:

 

Nourrisson

Le calendrier de vaccination prévoit l'administration de quatre doses aux âges suivants: 
- A 2 mois 
- A 3 mois 
- A 4 mois 
- Une dose de rappel à 15 mois. 

Le vaccin utilisé est un vaccin combiné hexavalent

Pour les nouveaux-nés de mères infectées par le virus de l'hépatite B (porteuses de l'antigène HBs), le schéma vaccinal comporte:
- une dose, endéans les 12 heures qui suivent la naissance. Une dose de gammaglobulines spécifiques contre le virus de l'hépatite B sera également administrée à la naissance
- puis 4 doses à l'aide du vaccin hexavalent, aux âges habituels: à 2 mois, 3 mois, 4 mois, puis une dose de rappel entre 13 et 18 mois.

Enfant de 11-15 ans

Un rattrapage de vaccination est prévu pour les enfants non encore vaccinés (deux doses de vaccin adulte suivant le schéma 0 et 6 mois), ou incomplètement vaccinés (administration de la dose ou des doses manquantes)

 

EFFETS INDESIRABLES

Les réactions locales sont peu fréquentes, généralement modérées et transitoires (moins de 24 heures).
Une fièvre supérieure à 38° ou d'autres réactions générales sont rares.

Aucune étude ne prouve qu'il y ait un lien entre la vaccination contre l'hépatite B et le développement d'une sclérose en plaques. Pour en savoir plus, voyez notre chapitre Questions-Réponses.

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactique) survient après l'administration d'une dose de vaccin contre l'hépatite B, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin contre l'hépatite B, pour les nourrissons et pour le rattrapage pour les enfants de 11-15 ans. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles. 

Vaccin protégeant contre l'hépatite B, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre l'hépatite B, disponible gratuitement pour les adolescents (11-15 ans)
- Engerix B ™ (GSK) 20 µg/0,5 ml (contient de l'aluminium)

Vaccins contre l'hépatite B disponibles en pharmacie
- Engerix B™ (GSK) – coût : 1 x 20 µg/1 ml : 26,79 euros (contient de l'aluminium et de la levure)
- Engerix B junior™ (GSK) – coût : 1 x 10 µg/0,5 ml : 17,04 euros (contient de l'aluminium et de la levure)
- Fendrix™ (GSK) (utilisé à partir de 15 ans chez les patients avec une insuffisance rénale sévère) - coût: 1 x 20 µg/0,5 ml : 54,40 euros (contient de la levure, de l'aluminium et un adjuvant)
- HBVaxpro™ 10 µg (Sanofi Pasteur M.S.D.) - Coût : 1 x 10 µg/1 ml : 21,91 euros (contient de l'aluminium, du latex et de la levure)
- HBVaxpro™ 5 µg Junior (Sanofi Pasteur M.S.D.) - pas de prix communiqué (contient de l'aluminium, du latex et de la levure)
- HBVaxpro™ 40 µg(Sanofi Pasteur M.S.D.) (pour patients hémodyalisés) – Coût : 1 x 40 µg/1 ml : 61,72 euros (contient de l'aluminium, du latex et de la levure).

Vaccins contre l'hépatite A et l'hépatite B disponibles en pharmacie
- Twinrix™ Adulte (G.S.K.) - Coût : 1 x 1 ml : 54,60 euros (contient de l'aluminium, de la levure et de la néomycine)
- Twinrix™ Enfant (G.S.K.) - Coût : 1 x 0,5 ml : 41,05 euros (contient de l'aluminium, de la levure et de la néomycine).

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé. 

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre le méningocoque C (nourrisson)

GENERALITES

Le méningocoque est l'une des bactéries pouvant provoquer une méningite. Deux espèces sévissent principalement en Belgique : les souches B et C, responsables de 94% des infections à méningocoque.

  • Un vaccin contre le méningocoque B est disponible en Belgique. Le Centre belge d'expertise du médicament (KCE) ne recommande pas la généralisation de l'usage de ce vaccin pour les enfants. 
    Plus d'informations sur le site du KCE.
  • Depuis 2001-2002, le vaccin conjugué anti-méningococcique C a été introduit dans le calendrier vaccinal de base de l'enfant. Le vaccin contre le méningocoque C est un vaccin conjugué, c'est-à-dire qu'on a associé un antigène du méningocoque C à une protéine porteuse, ce qui permet d'induire une meilleure réponse immunitaire chez l'enfant, même très jeune.
  • Pour se protéger des méningocoques A,C,W-135,Y, un vaccin conjugué est disponible en Belgique. Il offre une bonne protection. Il est principalement réservé aux voyageurs en zone d'endémie. Le vaccin et le schéma choisi dépendent de l'âge de l'enfant. 

INCIDENCE

En Belgique, on a constaté transitoirement une augmentation de la proportion des cas de méningite causée par le Méningocoque C : 49% des cas de méningites en 2001, soit 179 cas, dont 80% de moins de 20 ans. 

Actuellement, les deux groupes d'âge les plus à risque de méningite à méningocoque C sont les jeunes enfants (0-4 ans) et les grands adolescents (15-19 ans). Ils sont donc prioritaires pour l'utilisation du vaccin.

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal proposé par la Fédération Wallonie - Bruxelles recommande une dose de vaccin contre le méningocoque C à l'âge de 15 mois. 

En fonction d'un bilan individuel, le médecin traitant peut conseiller l'administration du vaccin contre le méningocoque C entre 2 mois et 19 ans.

  • Pour les enfants entre 2 mois et un an: 3 doses de vaccin anti-méningococcique C à minimum un mois d'intervalle
  • Pour les enfants d'un an et plus et les adolescents: 1 dose de vaccin anti-méningococcique suffit, à administrer le plus rapidement après l'âge d'un an. Il peut être injecté simultanément au vaccin hexavalent mais à un autre site.

 

EFFETS INDESIRABLES

Le vaccin contre le méningocoque C possède une bonne tolérance. Les réactions défavorables sont rares et peu graves (rougeur localisée).

 

CONTRE-INDICATIONS

Il n'y a pas de contre-indication spécifique au vaccin contre le méningocoque C.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin protégeant contre le méningocoque C aux bébés à l'âge de 15 mois. 

 

Vaccin protégeant contre le méningocoque C, disponible gratuitement pour les nourrissons
- NeisVac-C™ (Pfizer)

Vaccins disponibles en pharmacie
Vaccin monovalent contre le méningocoque C :
- Meningitec™ (Pfizer) - coût 35,67 euros - contient de l'aluminium - pas de remboursement
- Menjugate™ (Sanofi Pasteur MSD) - prix non communiqué - contient de l'aluminium et du latex 
- NeisVac-C™ (Pfizer) - coût 35,63 euros - contient de l'aluminium - pas de remboursement

Vaccins prétégeant contre les méningocoques A, C, W et Y:
- Menveo™ (Novartis Pharma) - coût 52,60 euros - pas de remboursement
- Nimenrix (GSK) - coût 52,60 euros - pas de remboursement

Vaccin protégeant contre le méningocoque B
- Bexsero™ - non encore commercialisé

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 11/04/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre le pneumocoque (nourrisson)

GENERALITES

Le pneumocoque est une bactérie présente chez 5 à 25% des personnes en bonne santé, au niveau de la bouche, du nez et du pharynx. Chez un hôte sensible, le pneumocoque peut provoquer des infections, soit par descente vers les voies respiratoires (pneumonie), soit par migration vers l'oreille (otite), soit par envahissement de la circulation sanguine (méningite, bactériémie).

ATTENTION: ce chapitre est consacré à la vaccination contre le pneumocoque chez l'enfant. Pour les adultes, consultez le chapitre "Vaccination contre le pneumocoque chez l'adulte"

Chez le jeune enfant, le pneumocoque représente une cause importante d'otite moyenne, de pneumonie, de méningite et de septicémie.

Le jeune âge est un déterminant majeur du risque d'infection pneumococcique : près de la moitié des bactériémies et les trois-quarts des méningites survenant avant l'âge de 5 ans affectent les enfants au cours de leur première année de vie.
Les bactériémies à pneumocoques peuvent le plus souvent être guéries par antibiotiques.
Par contre, les méningites à pneumocoques peuvent provoquer de graves séquelles, voire le décès de l'enfant atteint.
Sans danger pour la vie de l'enfant, les otites moyennes bactériennes sont elles aussi fréquentes : un tiers d'entre elles sont causées par le pneumocoque.

Le pneumocoque

La plupart des pneumocoques sont entourés d'une capsule responsable de leur virulence. Il existe différents types de capsules sur lesquelles se trouvent différents types d'antigènes. Leur répartition diffère entre les adultes et les enfants, et d'un pays à l'autre. En tout, on distingue aujourd'hui 90 types d'antigène du pneumocoque.

Les vaccins contre le pneumocoque

Avant les années 2000, seuls étaient disponibles les vaccins contre le pneumocoque constitués d'un mélange des 23 antigènes les plus importants du pneumocoque (vaccin 23-valent). Ces vaccins sont essentiellement destinés aux adultes atteints de maladies chroniques et aux personnes de plus 60 ans. Ils ne protègent pas les enfants de moins de 2 ans. (lire les chapitres "Vaccinations contre le pneumocoque (adulte)" - adultes et "Vaccinations en milieu de travail").

En novembre 2004, un vaccin conjugué contre le pneumocoque a été mis sur le marché. Il permettait une protection des enfants entre 2 mois et 2 ans contre les 7 souches pneumococciques les plus répandues et les plus résistantes (vaccin heptavalent). Depuis 2010, deux autres vaccins conjugués sont disponibles: l'un protège contre 10 souches, l'autre contre 13 souches. Le Conseil Supérieur de la Santé recommande actuellement l'usage du vaccin à 13 souches pour la vaccination des nourrissons. 

D'après les résultats du laboratoire de référence belge pour les pneumocoques, ces vaccins conjugués couvrent une majorité des germes responsables des infections invasives à pneumocoques (dont les méningites). Il couvre par ailleurs la majeure partie des germes devenus résistants aux antibiotiques. Il correspond donc bien au profil épidémiologique des germes circulants dans notre pays.

 

INCIDENCE

Le pneumocoque est responsable d'une morbidité importante et cause d'une mortalité fréquente.
On estimait, avant l'introduction de la vaccination, à 20.000 le nombre de personnes atteintes chaque année en Belgique, d'une infection sévère due au pneumocoque (surtout la pneumonie) et à 2.000 le nombre de décès liés à ces infections. Deux tiers des bactériémies à pneumocoques surviennent chez des personnes de plus de 50 ans, avec une augmentation importante des cas chez les plus de 60 ans.

Chez les enfants âgés de moins de 5 ans, l'incidence des infections invasives à pneumocoques était en 1999 d'environ 30/100.000. Elle est de 4/100.000 pour les méningites.
Dans plusieurs pays européens, on observe par ailleurs une résistance accrue du pneumocoque aux antibiotiques.

 

INDICATIONS

Le vaccin conjugué contre le pneumocoque est recommandé
à tous les enfants entre 2 mois et 2 ans.

Cette recommandation est impérative aussi pour certains enfants plus âgés.

Ainsi, doivent IMPERATIVEMENT être vaccinés contre le pneumocoque les enfants présentant un risque accru d'infections invasives à pneumocoques, c'est-à-dire les enfants présentant les conditions suivantes:

  • Drépanocytose, asplénie (personne sans rate) fonctionnelle ou anatomique,
  • Déficiences immunitaires :
    • Immunodéficiences congénitales : hypogammaglobulinémie, déficience du complément
    • Insuffisance rénale et syndrome néphrotique
    • Maladies associées à des traitements immunosuppresseurs ou à la radiothérapie : cancers, leucémies, lymphomes, maladie de Hodgkin, transplantation d'organes… 
    • Infection par le VIH (virus responsable du sida)
  • Maladies chroniques :
    • Maladies cardiaques chroniques
    • Maladies pulmonaires chroniques à l'exception de l'asthme (sauf l'asthme traité par corticostéroïdes pris par la bouche à hautes doses)
    • Diabète sucré
    • Fistule de liquide céphalo-rachidien
    • Enfants porteurs d'implant cochléaire.

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal recommande l'administration de 3 doses de vaccin à tous les nourrissons, aux âges suivants :

  • A 2 mois
  • A 4 mois
  • Et une dose de rappel à 12-13 mois

Pour les prématurés (nés avant 37 semaines de grossesse), un schéma en 4 doses est conseillé (2, 3, 4 et 12mois).

Des schémas permettent de protéger les enfants non vaccinés à ces âges.

  • Pour les enfants qui reçoivent la première dose après l'âge de 10 mois: deux doses au total, la deuxième dose est administrée 6 mois après la première.
  • Pour les enfants qui reçoivent la première dose après l'âge de 12 mois: une seule dose suffit.

Pour les enfants à risque accru d'infections invasives à pneumocoques (voir liste plus haut), des schémas de vaccinations particuliers existent (voir avis du Conseil Supérieur de la Santé).

 

EFFETS INDESIRABLES

Aucun effet indésirable grave n'a jusqu'ici été rapporté suite à une vaccination par le vaccin 13-valent contre le pneumocoque.

Seules des réactions locales (rougeur, tuméfaction, douleurs au site d'injection, fièvre) ont été observées chez 4 à 24% des enfants vaccinés.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin contre le pneumocoque, pour les nourrissons. 

Vaccin protégeant contre le pneumocoque, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Prevenar13® (Pfizer) / à partir de mai 2016: Synflorix® (GSK)

Vaccin protégeant contre le pneumocoque, disponible en pharmacie
Prévenar 13® (Pfizer) – Coût : 1 x 0,5 ml : 74,55 euros
Synflorix® (GSK) - Coût 70,44 euros.


Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Avis du CSS n° 8813 - Vaccination de l'enfant et de l'adolescent contre le pneumocoque. 
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (fifth edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la poliomyélite (nourrisson)

GENERALITES

Dans les années 50, le virus de la poliomyélite faisait de nombreuses victimes parmi les enfants belges, handicapant certains d'entre eux pour la vie. C'est pourquoi en 1967, la vaccination contre cette maladie est devenue obligatoire en Belgique.

De 1966 à 2000, le vaccin imposé est un vaccin vivant atténué, administré par voie orale : le l'OPV (Oral Polio Vaccine). Ce vaccin très efficace a permis l'élimination de la poliomyélite dans de nombreuses régions du globe. Ainsi, les Amériques, l'Europe et l'Océanie ont été déclarés exempts de poliomyélite par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais les virus atténués contenus dans le vaccin vivant pouvaient, exceptionnellement, provoquer des paralysies (1 cas sur 2.500.000 doses administrées).

C'est la raison pour laquelle on préfère recourir au vaccin inactivé contre la poliomyélite: depuis 2001, le vaccin imposé est un vaccin inactivé renforcé, administré par injection : l'IPV (Inactivated Polio Vaccine). 

Après la vaccination du nourrisson (3 doses), un certificat de vaccination contre la poliomyélite est remis aux parents. Il doit être rentré à la commune de résidence des parents avant l'âge de 18 mois.

 

INCIDENCE

En Belgique, plus aucun cas de polio autochtone n'a été recensé depuis 1979.
En Europe, plus aucun cas n'est recensé depuis 2002.

L'OMS espère une éradication mondiale de la poliomyélite dans les prochaines années.

Toutefois les données épidémiologiques récentes démontrent la nécessité de maintenir d'excellentes couvertures vaccinales, même dans les pays où la polio est absente depuis longtemps, afin de protéger la population contre les risques d'un poliovirus importé.

 

CALENDRIER

NOURRISSONS

Le calendrier de vaccination recommande l'administration de quatre doses aux âges suivants:

- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- et une dose de rappel entre 13 et 18 mois.

RAPPEL 

Un rappel est recommandé à l'âge de 5-6 ans.

 

CONTRE-INDICATIONS

Le vaccin IPV ne sera pas administré en cas d'hypersensibilité systémique connue à la streptomycine (antibiotique qui aide à la conservation du vaccin).

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre la poliomyélite, pour les nourrissons et les enfants de 5-6 ans. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin Hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible gratuitement pour les enfants de 5-6 ans
- Tetravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.)

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible en pharmacie pour les nourrissons
- Infanrix Hexa™ (GSK) - coût 48,81 euros - remboursé en catégorie B moyennant accord préalable du médecin conseil, pour le rattrapage de vaccination chez les enfants entre 12 et 48 mois.
- Imovax Polio (Sanofi Pasteur MSD) - Coût 9,65 euros; contient de la néomycine, de la streptomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 31/08/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre le rotavirus (nourrisson)

GENERALITES

Le rotavirus est un virus pouvant provoquer une gastro-entérite.
C'est le principal responsable des gastro-entérites graves du nourrisson et des jeunes enfants.

L'infection se transmet par voie féco-orale. Ce sont principalement les mains contaminées par les selles d'une personne infectée (comme lors d'un changement de langes par exemple) qui véhiculent le virus jusqu'à la bouche d'une tierce personne (via la préparation d'aliments par exemple).
Les contacts directs et le partage de jouets et de boissons entre jeunes enfants sont aussi à l'origine de contaminations.
La gastro-entérite à rotavirus est très contagieuse. En présence d'un cas, on estime qu'une diarrhée survient chez ± 70 % des contacts familiaux âgés de moins de 3 ans et chez ± 25 % de ceux âgés de 18 ans et plus.
Le virus peut être présent dans les selles des enfants infectés déjà 4 jours avant l'installation de la diarrhée. Il peut rester dans les selles jusqu'à plusieurs semaines après guérison. Le virus, résistant, survit plusieurs jours sur une surface solide et plusieurs heures sur la peau.

 

INCIDENCE

En Fédération Wallonie - Bruxelles, on peut estimer que l'incidence de la gastro-entérite à rotavirus est similaire à celle des autres pays européens.
On l'estime à 15.250/100.000 enfants de moins de 5 ans (ce qui veut dire que chaque année, sur 100 enfants de moins de 5 ans, un minimum de 15 feront cette infection.

L'incidence de l'infection à rotavirus est similaire dans les pays en développement et dans les pays industrialisés.
L'amélioration du niveau de vie et d'hygiène ne permet donc pas un contrôle de la transmission de la maladie. Dans les pays en développement (surtout en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et dans la péninsule indienne), l'impact des infections à rotavirus est considérable : on évalue que ces infections sont responsables quotidiennement du décès de plus de 1.000 enfants âgés de moins de 5 ans.

On estime qu'à l'âge de 4-5 ans, pratiquement tous les enfants ont présenté un épisode de gastroentérite à rotavirus. Le pic d'incidence dans les pays industrialisés se situe entre les âges de 6 et de 24 mois, avec une prédilection saisonnière pour l'hiver (janvier à mars).

Le premier épisode est le plus sévère ; les réinfections sont moins sévères.
Les complications habituelles sont les déshydratations et les hospitalisations ; la mortalité est très faible (pratiquement nulle) dans les pays européens.

En Belgique, chaque année, avant l'introduction du vaccin, plus de 6.000 enfants étaient hospitalisés en raison d'une gastroentérite à rotavirus. Depuis la mise en place de la vaccination, le nombre d'hospitalisations pour gastroentérites à rotavirus a considérablement diminué dans notre pays.

 

CALENDRIER

Nourrisson

Deux vaccins sont disponibles.

Le schéma de vaccination retenu par le Conseil Supérieur de la Santé est
- pour le Rotarix™, une administration de 2 doses, aux âges de 2 et 3 mois. La vaccin s'administre par voie orale (par la bouche)
- pour le RotaTeq™, une administration de 3 doses, aux âges de 2, 3 et 4 mois. La vaccin s'administre par voie orale (par la bouche).

Le Conseil Supérieur de la Santé recommande de compléter la vaccination avant l'âge de 6 mois.

Aucune administration de dose ou vaccination de rattrapage n'est recommandée au-delà de l'âge de 6 mois.

Le vaccin peut être administré simultanément avec le vaccin hexavalent du calendrier vaccinal recommandé (diphtérie, tétanos, Pertussis, poliomyélite, Hib et hépatite B) ainsi qu'avec le vaccin contre le pneumocoque. Lors d'une administration simultanée, il n'y a pas d'augmentation des réactions des deux vaccins, ni baisse de leur efficacité.

 

EFFETS INDESIRABLES

Les deux vaccins disponibles sont généralement très bien tolérés.
Après administration du vaccin, l'enfant peut parfois présenter une perte d'appétit, des troubles digestifs modérés (une diarrhée, des vomissements...), une irritabilité. 

Un risque minime mais réel d'invagination intestinale ("intussusception") semble lié à la vaccination. Ce risque est très faible, de l'ordre de 1 à 5 par 100.000 nourrissons vaccinés. Etant donné la faiblesse de ce risque et l'impact majeur que la vaccination a sur la réduction des hospitalisations, des visites aux Urgences et, dans certaines circonstances, des décès associés aux infections à rotavirus, les experts considèrent que les bénéfices de la vaccination contre le rotavirus dépassent les risques liés aux invaginations. 

Les signes évocateurs d'une invagination intestinale sont les suivants: douleur abdominale sévère, vomissements persistants, selles sanguinolentes, gonflement abdominal, fièvre importante. Il s'agit d'une urgence médicale. 

 

CONTRE-INDICATIONS

Les contre-indications dont il faut tenir compte sont principalement l'hypersensibilité à un des constituants, une réaction lors d'une administration antérieure d'un vaccin contre le rotavirus, des antécédents d'intussusception ou la présence de malformations du tractus gastro-intestinal y prédisposant, l'immunodéficience connue ou suspectée, la séropositivité pour le virus de l'immunodéficience humaine (HIV).

La vaccination sera post-posée chez les enfants présentant une affection sévère fébrile et en présence de diarrhées ou de vomissements. En cas de régurgitation après l'administration du vaccin, une nouvelle dose peut être administrée.

Un suivi par pharmocovigilance (rapport de tous les effets indésirables rencontrés avec le vaccin) est évidemment mis en place, comme avec tous les médicaments mis sur le marché.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le vaccin contre le rotavirus est délivré en pharmacie, sur ordonnance médicale.

Il est remboursé en catégorie Bf . Le médecin doit mentionner sur l'ordonnance "1ère dose" ou "2ème dose" ou "3ème dose".

Vaccins disponibles en pharmacie
- Rotarix™ (GSK) - prix 71,29 euros - coût pour le patient: 11,80 euros (7,8 euros pour le patient BIM)
- RotaTeq™ (Sanofi Pasteur MSD) - prix 51,73 euros - coût pour le patient: 11,80 euros (7,8 euros pour le patient BIM).

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 27/04/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (nourrisson)

GENERALITES

Depuis 1985, on procède en Belgique à une vaccination systématique contre la rougeole, la rubéole et les oreillons par un vaccin trivalent constitué de virus vivants atténués de la rougeole, la rubéole et les oreillons : le RRO.

 

INCIDENCE

Rougeole

En Belgique, le nombre de cas de rougeole a baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.281 cas/100.000 habitants en Wallonie et 714 en Flandre.
  • Pour les 6 premiers mois de 2016: ± 6 cas pour 1.000.000 habitants.

L'OMS espérait une éradication totale de la rougeole pour 2010. Mais pour atteindre cet objectif, chaque pays doit présenter une couverture vaccinale de 95% pour le première et pour la deuxième dose de vaccin.

En Europe, entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016, soit sur une année, 1.800 cas de rougeole ont été rapportés à l'European Centre for Disease Prévention and Control.  C'est moins que pour 2014 et les premières semaines de 2015, lorsque plus de 22.000 cas avaient été recensés dans sept pays : Kirghizstan, Bosnie-Herzégovine, Russie, Géorgie, Kazakhstan mais aussi plus près de nous en Allemagne et Italie.
Cette persistance de la circulation du virus met en péril l'objectif d'éliminer la maladie en Europe. 

En Belgique, au cours des 6 premiers mois de l'année 2016, 67 cas ont été recensés. Ils concernent les 3 Régions du pays, avec 31 à Bruxelles, 21 en Flandre et 15 en Wallonie. Une majorité des cas a touché des enfants: 25 cas chez des enfants de moins de 5 ans, 12 cas chez des enfants âgés de 5 à 14 ans et 9 chez des adolescents de 15 à 19 ans (19 cas au-delà de 19 ans). 
Parmi les 64 personnes infectées, 28 ont été hospitalisées, dont 12 enfants âgés de moins de 5 ans, 4 enfants entre 5 et 9 ans et 8 adultes de plus de 25 ans. Toutes se sont rétablies, mais des complications sévères ont été rapportées pour 3 adultes (deux cas de rhabdomyolyse avec nécessité de soins intensifs et 1 cas de cytolyse hépatique). Un cas de complications sévères est rapporté parmi les enfants.

En 2015, l'étude de couverture vaccinale a montré que le taux de vaccination en Belgique atteint 95% pour la première dose de vaccin RRO (nourrissons).
Mais la couverture vaccinale pour 2 doses (à 11-12 ans) reste trop faible: en Wallonie et à Bruxelles, elle atteint à peine 75%.
Cette situation est à l'origine d'un déplacement des cas de rougeole dans les tranches d'âge plus élevées (plus de 14 ans). Des épidémies localisées (par exemple dans des écoles) surviennent fréquemment. 

 Une amélioration s'avère donc indispensable chez nous.

Rubéole

En Belgique, les données épidémiologiques manquent.
Dans d'autres pays appliquant la même vaccination systématique, on enregistre une nette diminution des rubéoles congénitales (à la naissance). Elle s'explique par le fait que les jeunes enfants vaccinés ne sont plus une source de contagion pour leur mère ou leur entourage.

Oreillons

En Belgique, le nombre de cas d'oreillons a également baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.103 cas/100.000 habitants en Wallonie et 548 en Flandre.
  • En 1997-1999 : 47 cas /100.000 habitants en Wallonie et 40 en Flandre
  • En 2008, seuls 50 cas ont été déclarés en Belgique (sous-estimation probable).

Des épidémies localisées surviennent régulièrement. Ainsi, au cours des années 2012 et 2013, plusieurs foyers de cas ont été identifiés en Belgique. 

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande deux doses aux âges suivants:

A 12-13 mois, première dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.

A 10 - 13 ANS:

Deuxième dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.


L'objectif de cette deuxième dose est de renforcer la protection, mais aussi de protéger les enfants qui auraient échappé à la première vaccination ou chez qui le premier vaccin n'a pas eu l'effet protecteur escompté (environ 5%).

A 5-7 ans, les services de promotion de la santé à l'école, à l'occasion d'une visite en médecine scolaire, vérifient le statut vaccinal et proposent une vaccination de rattrapage si nécessaire (réalisée en 3ème maternelle ou première année primaire). Le médecin traitant de l'enfant peut évidemment pratiquer la vaccination de rattrapage à cet âge, ou avant.

Le vaccin RRO peut être administré préventivement dans les 72 heures qui suivent un contact avec une personne atteinte de rougeole.

 

EFFETS INDESIRABLES

Immédiatement après la vaccination, des réactions locales peuvent apparaître, comme une sensation de brûlure au site d'injection.

Après 5 à 12 jours, les symptômes d'une forme atténuée de rougeole ou de rubéole peuvent apparaître durant 2 à 3 jours : fièvre peu élevée, éruption fugitive et/ou arthralgies (douleurs articulaires) passagères. Les sujets qui présentent des symptômes post-vaccinaux ne sont pas contagieux, car le virus vaccinal n'est pas transmissible.

Exceptionnellement, dans un cas pour un million de doses administrées, une encéphalite post-vaccinale peut survenir (à titre de comparaison, la rougeole entraîne une encéphalite chez une personne infectée sur 1.000).

Il n'existe aucun lien entre la vaccination RRO et le développement d'une maladie inflammatoire de l'intestin ou d'un autisme. Des études bien conduites ont clairement exclu cette possibilité (voir Questions/Réponses).

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactique) survient après l'administration d'une dose de vaccin RRO, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Il n'est pas indiqué de vacciner pendant la grossesse.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, pour les nourrissons, les enfants de 11-12 ans (ainsi que pour le rattrapage chez les enfants non encore vaccinés jusqu'à 18 ans). 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin  trivalent contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, disponible gratuitement pour les nourrissons
M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD).

Vaccins trivalents contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, disponibles en pharmacie
- Priorix™ (GSK) – Coût : 1 dose + 1 ml solv. : 22,04 euros - contient des protéines d'oeuf de poulet et de la néomycine.
Ce vaccin est partiellement remboursé (75% du coût) par l'INAMI.
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD) – Coût : non communiqué - contient des protéines d'oeuf de poulet, de la gélatine et de la néomycine.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 02/09/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées. 
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 
- OMS
- Measles and rubella monitoring. July 2016. European Centre for Disease Prevention and Control.
- Progrès et défis dans la lutte contre les maladies à prévention vaccinale chez l'enfant de 0 à 7 ans. Semaine européenne de la vaccination 2016. Provac. 
- Grammens T, Maes V, Hutse V, Laisnez V, Schirvel C, Trémérie JM, Sabbe M. Different measles outbreaks in Belgium, January to June 2016 – a challenge for public health. Euro Surveill. 2016;21(32):pii=30313.

Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (5-6 ans)

GENERALITES

Depuis les années 60, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ont été combinées.
Le vaccin conjugué recommandé aujourd'hui à 5-6 ans protège contre les 3 maladies et contre la poliomyélite(dTpa - IPV).

En cas exceptionnel de contre-indication pour le vaccin anticoquelucheux, il faut au moins protéger l'enfant contre la diphtérie et le tétanos. Dans ce cas, le vaccin conjugué recommandé est le DT.

Pour lutter contre la coqueluche, on a longtemps utilisé chez nous des vaccins à cellules entières (le DTP à cellules entières, préparé à base de bacilles coquelucheux), avec des effets indésirables parfois importants. Ils sont remplacés depuis plusieurs années par des vaccins acellulaires (le DTP acellulaire ou DTPa, contenant des antigènes spécifiques du bacille coquelucheux), avec une diminution importante des effets indésirables. Les vaccins acellulaires peuvent être combinés à d'autres vaccins (vaccin trivalent, tétravalent ou vaccin hexavalent comme ceux recommandés par le calendrier vaccinal officiel).

PREVALENCE

Diphtérie 

  • En Belgique, la vaccination généralisée contre la diphtérie et le tétanos date de 1959. Grâce à la vaccination généralisée, la diphtérie a pratiquement disparu. Seuls 3 cas de diphtérie ont été officiellement déclarés pour la période de 1980 à 1989.
  • Selon certaines études, au-delà de 40 ans, plus de la moitié de la population ne posséderait plus d'immunité satisfaisante contre la toxine diphtérique. Or le risque d'épidémie réapparaît lorsqu'un tiers de la population n'est plus protégé. Les rappels de vaccination contre la diphtérie sont donc recommandés.
  • En Europe de l'Est, on a observé une recrudescence de la diphtérie en 1990-94. Suite aux campagnes de vaccination dans ces pays, le nombre de cas a régressé en 1995 et 1996.

Tétanos :

  • En Belgique, on estime que quelques cas surviennent chaque année (principalement chez des personnes âgées).

Coqueluche :

  • Dans les pays industrialisés, comme la Belgique, depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation générale du nombre de cas rapportés de coqueluche. Cette augmentation se retrouve pour différents groupes d'âge, mais plus particulièrement chez les adolescents et les adultes. Les symptômes de la coqueluche sont moins sévères chez les adolescents et les adultes que chez les nourrissons et les jeunes enfants: toux chronique persistante principalement. 
  • Cependant, adolescents et adultes peuvent contaminer les nourrissons avant que ceux-ci soient protégés par la vaccination. Pour rappel, la première dose de vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche se donne à l'âge de 2 mois et la protection est partielle jusqu'à l'administration de la deuxième dose à l'âge de 3 mois. La vaccination de la femme pendant la grossesse et de l'entourage familial avant la naissance du bébé est recommandée (voir "Vaccination contre la coqueluche chez l'adulte"). 

 

CALENDRIER

Le calendrier de vaccination recommande l'administration de quatre doses aux âges suivants :

Nourrissons

- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- et une dose de rappel entre 13 et 18 mois.
Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche pour les bébés sont inclus dans un vaccin hexavalent.

Rappels ou rattrapage

Il faut savoir que les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, ne protègent que pendant un temps déterminé. Après 5 à 10 ans, la protection vaccinale s'atténue. C'est la raison pour laquelle des rappels réguliers sont nécessaires, durant toute la vie.

A l'âge de 5-6 ans
Un rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandé. Le vaccin combiné utilisé protège également contre la poliomyélite.  

  • A l'âge de 14-16 ans
    Un rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandé (dTpa).

A titre individuel, le statut vaccinal en matière de diphtérie, de tétanos et de coqueluche peut être vérifié et complété si nécessaire.

Durant toute la vie, des rappels de vaccination contre le tétanos
seront nécessaires tous les 10 ans. 

 

EFFETS INDESIRABLES

Enfant de 5-6 ans 

Lorsque l'on administre la vaccination à l'aide du vaccin tétravalent recommandé (Tétravac™)
- on peut constater dans certains cas une rougeur et/ou une douleur et/ou un gonflement au site d'injection
- on peut parfois observer une réaction générale telle que : une fièvre (généralement modérée), de l'agitation, de la somnolence.

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin DTPa, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Diphtérie
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre la diphtérie.
On évitera d'administrer le vaccin à des personnes qui ont manifesté une thrombocytopénie ou des réactions neurologiques lors d'une précédente vaccination.

Tétanos
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre le tétanos.

Coqueluche
Concernant spécifiquement le vaccin contre la coqueluche : celui-ci est contre-indiqué en cas d'affection neurologique évolutive, ou prédisposant à des convulsions ou à une détérioration neurologique; en cas d'antécédents personnels récents de convulsions ou d'épilepsie mal contrôlée, la vaccination anti-coquelucheuse ne sera pas entreprise.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, pour les nourrissons, les enfants de 5-6 ans et les adolescents de 14-16 ans. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les nourrissons
Vaccin hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les enfants de 5-6 ans
- Tetravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.)

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, disponible gratuitement pour les adolescents de 14-16 ans et les femmes enceintes
- Boostrix™ (GSK)

Vaccins (pour enfants de 5-6 ans) protégeant contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche et la poliomyélite, disponibles en pharmacie
- Tétravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) - Coût 20,72 euros; contient de l'aluminium, de la néomycine, de la polymyxine B, de la streptomycine. 
- Infanrix-IPV™ (GSK) - Coût 30,08 euros; contient de l'aluminium, de la néomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la poliomyélite (5-6 ans)

GENERALITES

Dans les années 50, le virus de la poliomyélite faisait de nombreuses victimes parmi les enfants belges, handicapant certains d'entre eux pour la vie. C'est pourquoi en 1967, la vaccination contre cette maladie est devenue, pour les nourrissons, obligatoire en Belgique. Après la vaccination du bébé (3 doses), un certificat de vaccination contre la poliomyélite est remis aux parents. Il doit être rentré à la commune de résidence des parents avant l'âge de 18 mois.

De 1966 à 2000, le vaccin imposé est un vaccin vivant atténué, administré par voie orale : le l'OPV (Oral Polio Vaccine). Ce vaccin très efficace a permis l'élimination de la poliomyélite dans de nombreuses régions du globe. Ainsi, les Amériques, l'Europe et l'Océanie ont été déclarés exempts de poliomyélite par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais les virus atténués contenus dans le vaccin vivant pouvaient, exceptionnellement, provoquer des paralysies (1 cas sur 2.500.000 doses administrées).

C'est la raison pour laquelle on préfère recourir au vaccin inactivé contre la poliomyélite: depuis 2001, le vaccin imposé est un vaccin inactivé renforcé, administré par injection : l'IPV (Inactivated Polio Vaccine). 

 

INCIDENCE

En Belgique, plus aucun cas de polio autochtone n'a été recensé depuis 1979.
En Europe, plus aucun cas n'est recensé depuis 2002.

L'OMS espère une éradication mondiale de la poliomyélite dans les prochaines années.

Toutefois les données épidémiologiques récentes démontrent la nécessité de maintenir d'excellentes couvertures vaccinales, même dans les pays où la polio est absente depuis longtemps, afin de protéger la population contre les risques d'un poliovirus importé.

 

CALENDRIER


Nourrissons

Le calendrier de vaccination recommande l'administration de quatre doses aux âges suivants:

- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- et une dose de rappel entre 13 et 18 mois.

 

Rappel 

Un rappel est recommandé à l'âge de 5-6 ans.

 Un rappel est parfois nécessaire chez certains adultes, notamment les voyageurs (voir "vaccinations du voyageur"). 

 

EFFETS INDESIRABLES

Lorsque l'on administre la vaccination contre la poliomyélite à l'aide du vaccin tétravalent recommandé, contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche et la polioméylite recommandé (Tetravac™):
- on peut constater dans certains cas une rougeur et/ou une douleur et/ou un gonflement au site d'injection
- on peut parfois observer une réaction générale telle qu'une fièvre (généralement modérée).

Avec le vaccin contre la poliomyélite inactivé seul (Imovax®) : une légère réaction locale (rougeur) au site d'injection est parfois observée. Une réaction générale modérée est rare.

 

CONTRE-INDICATIONS

Le vaccin IPV ne sera pas administré en cas d'hypersensibilité systémique connue à la streptomycine (antibiotique qui aide à la conservation du vaccin).

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre la poliomyélite, pour les nourrissons et les enfants de 5-6 ans. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible gratuitement pour les enfants de 5-6 ans
- Tetravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.)

Vaccin protégeant contre la poliomyélite, disponible en pharmacie pour les enfants de 5-6 ans
- Imovax Polio (Sanofi Pasteur MSD) - Coût 9,65 euros; contient de la néomycine, de la streptomycine et de la polymyxine B. 
- Tétravac™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) - Coût 20,72 euros; contient de l'aluminium, de la néomycine, de la polymyxine B, de la streptomycine. 
- Infanrix-IPV™ (GSK) - Coût 30,08 euros; contient de l'aluminium, de la néomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (rattrapage à 5-6 ans)

GENERALITES

Depuis 1985, on procède en Belgique à une vaccination systématique contre la rougeole, la rubéole et les oreillons par un vaccin trivalent constitué de virus vivants atténués de la rougeole, la rubéole et les oreillons : le RRO.

 

INCIDENCE

Rougeole

En Belgique, le nombre de cas de rougeole a baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.281 cas/100.000 habitants en Wallonie et 714 en Flandre.
  • En 1997-1999 : 31 cas /100.000 habitants en Wallonie et 16 en Flandre.
  • En 2009, en Belgique: ± 1,8 cas pour 100.000 habitants.

L'OMS espérait une éradication totale de la rougeole pour 2010. Mais pour atteindre cet objectif, chaque pays doit présenter une couverture vaccinale de 95% pour le première et pour la deuxième dose de vaccin.

En Europe, pour l'année 2014 et les premières semaines de 2015, plus de 22.000 cas ont été recensés dans sept pays : Kirghizstan, Bosnie-Herzégovine, Russie, Géorgie, Kazakhstan mais aussi plus près de nous en Allemagne et Italie.
Cette persistance de la circulation du virus met en péril l'objectif d'éliminer la maladie en Europe. Ainsi, des cas groupés ont été signalés, par exemple sur un bateau de croisière en Italie en février 2014 ou après une exposition canine en Slovénie en novembre 2014. Des épidémies sont constatées, comme par exemple en Allemagne actuellement, ou aux Pays-Bas et en Angleterre en 2013.

Le taux de vaccination en Belgique atteint ± 92% pour la première dose de vaccin RRO. Mais la couverture vaccinale pour 2 doses reste trop faible: en Wallonie et à Bruxelles, elle atteint à peine 75%.
Cette situation est à l'origine d'un déplacement des cas de rougeole dans les tranches d'âge plus élevées (plus de 14 ans). Des épidémies localisées (par exemple dans des écoles) surviennent fréquemment. Au cours de l'année 2011, plus de 500 cas ont été déclarés en Belgique.

Une amélioration s'avère donc indispensable chez nous.

Rubéole

En Belgique, les données épidémiologiques sont peu fiables.
Dans d'autres pays appliquant la même vaccination systématique, on enregistre une nette diminution des rubéoles congénitales (à la naissance). Elle s'explique par le fait que les jeunes enfants vaccinés ne sont plus une source de contagion pour leur mère ou leur entourage.

Oreillons

En Belgique, le nombre de cas d'oreillons a également baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.103 cas/100.000 habitants en Wallonie et 548 en Flandre.
  • En 1997-1999 : 47 cas /100.000 habitants en Wallonie et 40 en Flandre
  • En 2008, seuls 50 cas ont été déclarés en Belgique (sous-estimation probable).

Des épidémies localisées surviennent régulièrement. Ainsi, au cours de l'année 2012, plusieurs foyers de cas ont été identifiés en Belgique. 

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande deux doses aux âges suivants:

A 12-13 MOIS:

Première dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons

A 10 - 13 ans:

Deuxième dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons

A 5-7 ans, les services de promotion de la santé à l'école, à l'occasion d'une visite en médecine scolaire, vérifient le statut vaccinal et proposent une vaccination de rattrapage si nécessaire (réalisée en 3ème maternelle ou première année primaire). Le médecin traitant de l'enfant peut évidemment pratiquer la vaccination de rattrapage à cet âge, ou avant.

L'objectif de la deuxième dose est de renforcer la protection, mais aussi de protéger les enfants qui auraient échappé à la première vaccination ou chez qui le premier vaccin n'a pas eu l'effet protecteur escompté (environ 5%).

Le vaccin RRO peut être administré préventivement dans les 72 heures qui suivent un contact avec une personne atteinte de rougeole.

 

EFFETS INDESIRABLES

Immédiatement après la vaccination, des réactions locales peuvent apparaître, comme une sensation de brûlure au site d'injection.

Après 5 à 12 jours, les symptômes d'une forme atténuée de rougeole ou de rubéole peuvent apparaître durant 2 à 3 jours : fièvre peu élevée, éruption fugitive et/ou arthralgies (douleurs articulaires) passagères. Les sujets qui présentent des symptômes post-vaccinaux ne sont pas contagieux, car le virus vaccinal n'est pas transmissible.

Exceptionnellement, dans un cas pour un million de doses administrées, une encéphalite post-vaccinale peut survenir (à titre de comparaison, la rougeole entraîne une encéphalite chez une personne infectée sur 1.000).

Il n'existe aucun lien entre la vaccination RRO et le développement d'une maladie inflammatoire de l'intestin ou d'un autisme. Des études bien conduites ont clairement exclu cette possibilité (voir Questions/Réponses).

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactique) survient après l'administration d'une dose de vaccin RRO, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Il n'est pas indiqué de vacciner pendant la grossesse.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, pour les nourrissons, les enfants de 11-12 ans (ainsi que pour le rattrapage chez les enfants non encore vaccinés jusqu'à 18 ans). 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, disponible gratuitement pour les nourrissons, pour le rattrapage à 5-6 ans et pour les 11-12 ans
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccins trivalents contre la rougeole, la rubéole et les oreillons disponibles en pharmacie
- Priorix™ (GSK) – Coût : 1 dose + 1 ml solv. : 22,04 euros - contient des protéines d'oeuf de poulet et de la néomycine.
Ce vaccin est partiellement remboursé (75% du coût) par l'INAMI.
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD) – Coût : non communiqué -  contient des protéines d'oeuf de poulet, de la gélatine et de la néomycine.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre l’hépatite B (11-12 ans)

GENERALITES

Le virus de l'hépatite B (VHB) provoque une infection du foie. L'hépatite B est une maladie grave du fait qu'elle peut devenir chronique et parfois provoquer, après plusieurs années, une cirrhose ou un cancer du foie. Ce risque est d'autant plus élevé que l'infection survient tôt dans la vie.
Chez l'enfant, l'infection est le plus souvent transmise directement de la mère porteuse du virus à son enfant, lors de l'accouchement.

Depuis 1982, il existe des vaccins sûrs et efficaces contre le VHB.
Depuis 1986, on utilise le vaccin hépatite B recombiné synthétisé par des cellules de levure.

Depuis 1999, la Belgique procède à la vaccination systématique des nourrissons et des pré-adolescents (11-12 ans), méthode la plus efficace et la moins chère pour protéger progressivement l'ensemble de la population. Etant donné qu'aucune vaccination de rappel n'est aujourd'hui recommandée, la vaccination systématique des adolescents a été interrompue lorsque les nourrissons vaccinés depuis 1999 ont atteint l'äge de 12 ans (en 2011 donc).

Une vaccination de rattrapage est toujours proposée pour les enfants encore non (complètement) protégés à 11-12 ans.

 

INCIDENCE

En Belgique, en 1991-1992, l'incidence des hépatites B était estimée à 6 pour 100 000 habitants. Le nombre d'hépatites B chez les enfants de 0 à 7 ans était estimé à 3 879 cas par an.

En Communauté française, en 1992, la prévalence de l'hépatite B était estimée à 1,9% chez les enfants de 5 à 9 ans et à 3,9% chez les adultes de 18 à 29 ans.

Ces chiffres ne reflètent plus la situation actuelle, puisque une majorité des enfants et jeunes adultes (âgés de 3 mois à ± 23 ans) sont maintenant vaccinés.

Bien que la Belgique soit une zone de faible endémicité pour l'hépatite B (<2% de porteurs du virus et <20% de maladies déclarées), cette maladie reste l'une des pathologies infectieuses les plus préoccupantes. 

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande une vaccination aux âges suivants:

Nourrisson 

Le calendrier de vaccination prévoit l'administration de quatre doses aux âges suivants:
- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- Et une dose de rappel à 15 mois. 
Le vaccin utilisé est un vaccin combiné hexavalent (voir vaccinations du nourrisson)

Enfant de 11-15 ans

Un rattrapage de vaccination est prévu pour les enfants non encore vaccinés (deux doses de vaccin adulte suivant le schéma 0 et 6 mois), ou incomplètement vaccinés (administration de la dose ou des doses manquantes).


En Belgique, c'est la médecine scolaire qui est chargée d'identifier les pré-adolescents ciblés par le programme de vaccination systématique contre l'hépatite B.

EFFETS INDESIRABLES

Les réactions locales sont peu fréquentes, généralement modérées et transitoires (moins de 24 heures).
Une fièvre supérieure à 38° ou d'autres réactions générales sont rares.

Aucune étude ne prouve qu'il y ait un lien entre la vaccination contre l'hépatite B et le développement d'une sclérose en plaques. Pour en savoir plus, voyez notre chapitre Questions-Réponses.

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactique) survient après l'administration d'une dose de vaccin contre l'hépatite B, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents. 

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin contre l'hépatite B, pour les nourrissons et pour le rattrapage pour les enfants de 11-15 ans. 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles. 

Vaccin protégeant contre l'hépatite B, disponible gratuitement pour les nourrissons
- Vaccin hexavalent : Hexyon™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin protégeant contre l'hépatite B, disponible gratuitement pour les enfants de 11-15 ans
Engerix B™ (GSK)  : 1 x 20 µg/0,5 ml

Vaccins contre l'hépatite B disponibles en pharmacie
- Engerix B™ (GSK) – coût : 1 x 20 µg/1 ml : 26,79 euros (contient de l'aluminium et de la levure)
- Engerix B junior™ (GSK) – coût : 1 x 10 µg/0,5 ml : 17,04 euros (contient de l'aluminium et de la levure)
- Fendrix™ (GSK) (utilisé à partir de 15 ans chez les patients avec une insuffisance rénale sévère) - coût: 1 x 20 µg/0,5 ml : 54,40 euros (contient de la levure, de l'aluminium et un adjuvant)
- HBVaxpro™ 10 µg (Sanofi Pasteur M.S.D.) - Coût : 1 x 10 µg/1 ml : 21,91 euros (contient de l'aluminium, du latex et de la levure)
- HBVaxpro™ 5 µg Junior (Sanofi Pasteur M.S.D.) - pas de prix communiqué (contient de l'aluminium, du latex et de la levure)
- HBVaxpro™ 40 µg(Sanofi Pasteur M.S.D.) (pour patients hémodyalisés) – Coût : 1 x 40 µg/1 ml : 61,72 euros (contient de l'aluminium, du latex et de la levure).

Vaccins contre l'hépatite A et l'hépatite B disponibles en pharmacie
- Twinrix™ Adulte (G.S.K.) - Coût : 1 x 1 ml : 54,60 euros (contient de l'aluminium, de la levure et de la néomycine)
- Twinrix™ Enfant (G.S.K.) - Coût : 1 x 0,5 ml : 41,05 euros (contient de l'aluminium, de la levure et de la néomycine).

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 21/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre le papillomavirus humain (11-14 ans)

GENERALITES

L'infection à papillomavirus humain (HPV) est très contagieuse. Il existe plus de 100 types de HPV, dont une quarantaine peuvent provoquer des infections au niveau des organes sexuels et dans la région de l'anus.

Cette infection se transmet lors des rapports sexuels, mais aussi lors des caresses sans qu'il y ait rapport sexuel.

Dans certains cas (voir plus bas), une infection chronique liée à certains types de papillomavirus et non dépistée peut se transformer, après quelques années, en lésion cancéreuse.

Depuis 2007, il existe dans notre pays deux vaccins contre les HPV: un vaccin bivalent (HPV types 16 et 18) et un quadrivalent (HPV types 16, 18, 6 et 11).
Ces vaccins protègent contre les papillomavirus 16 et 18, responsables d'environ 70% des cancers du col de l'utérus. Mais ils ne protègent pas contre tous les virus qui peuvent provoquer ces cancers; ils n'assurent donc pas une protection totale.
Lorsque la vaccination est administrée à une jeune fille n'ayant pas encore eu d'activités sexuelles, on estime que la protection donnée par le vaccin est d'environ 70%, pour autant que la vaccination soit complète. C'est la raison pour laquelle le dépistage du cancer du col par frottis reste essentiel.

Les vaccins sont récents. On ne connaît donc pas encore la durée de protection à long terme. Néanmoins, on sait maintenant que cette durée s'étend au minimum sur une dizaine d'années. Peut-être faudra-t-il un rappel après un délai plus long ?

Un des deux vaccins existant (quadrivalent HPV types 16, 18, 6 et 11) protège aussi contre les verrues génitales, qui sont des lésions non cancéreuses, mais souvent assez gênantes.

 

INCIDENCE

L'infection à HPV survient chez l'homme et la femme, mais a des conséquences graves essentiellement chez la femme.

Environ 80% des femmes seront infectées un jour par un ou plusieurs virus HPV.
La grande majorité des infections à HPV passent inaperçues et disparaissent spontanément dans les 6 à 18 mois.
Dans moins de 30% des cas, l'infection devient chronique et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau du col de l'utérus. Ces lésions peuvent soit encore guérir spontanément, soit évoluer dans une minorité de cas – si elles ne sont pas dépistées et soignées – en cancer du col de l'utérus et nécessiter des traitements importants.

Le dépistage du cancer du col de l'utérus par frottis est fondamental : il est en général conseillé pour toutes les femmes de 25 à 65 ans, tous les 3 ans.

Le dépistage permet d'identifier des lésions précancéreuses. Le traitement de ces lésions permet d'éviter leur évolution en cancer.
En Belgique, grâce au dépistage, de très nombreux cancers du col de l'utérus sont évités chaque année.

 

CALENDRIER

En Fédération Wallonie - Bruxelles, la moitié des jeunes ont leurs premiers contacts sexuels avant 17 ans, dont une partie avant l'âge de 14 ans.
On sait aussi que le système immunitaire des enfants et adolescents réagit plus efficacement aux vaccins que celui des adultes: la protection est généralement meilleure et de plus longue durée.

Le Conseil Supérieur de la Santé recommande la vaccination aux jeunes filles entre 10 et 13 ans.

La Fédération Wallonie - Bruxelles offre la gratuité du vaccin aux jeunes filles de 13-14 ans ou qui fréquentent la 2ème année de l'enseignement secondaire et la 1ère D (différenciée) (voir plus bas "vaccins disponibles en Belgique").

La vaccination est aussi proposée aux adolescentes de plus de 14 ans et aux jeunes femmes de moins de 26 ans, idéalement avant les premiers contacts sexuels c'est-à-dire avant le risque d'être infectée par le HPV.

Bien que l'infection à HPV soit sexuellement transmissible, la vaccination n'est actuellement pas recommandée aux garçons.

Nouveau

Le nombre de doses recommandées varie selon l'âge des jeunes filles. 

- En dessous de 15 ans (pour le vaccin Cervarix®) ou en dessous de 14 ans (pour le vaccin Gardasil®), deux doses données en intramusculaire, à 6 mois minimum d'intervalle, sont suffisantes pour assurer une bonne protection. Ce nouveau schéma a été approuvé par l'Agence Européenne du Médicament  en 2014. 

- Pour les jeunes filles plus âgées, la vaccination consiste en 3 injections intramusculaires (schéma 0-2-6 mois pour le vaccin quadrivalent Gardasil®, et schéma 0-1-6 mois pour le vaccin bivalent Cervarix®).

Lorsqu'une vaccination est commencée par un vaccin (Cervarix® ou Gardasil®), elle doit être complétée avec le même vaccin. 

 

EFFETS INDESIRABLES

Les deux vaccins sont généralement bien tolérés. Les données de sécurité recueillies par l'European Center for Disease Control (ECDC) et l'Agence Européenne du Médicament sont rassurantes. 
L'effet secondaire souvent rapporté est la douleur au point d'injection.
Des maux de tête, des courbatures et de la fatigue, ainsi qu'une fièvre modérée, peuvent également apparaître après la vaccination. 

 

CONTRE-INDICATIONS

  • Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre le papillomavirus humain. 
  • Il est recommandé de postposer une grossesse jusqu'après la vaccination, par exemple par l'utilisation d'une contraception efficace jusqu'au moins un mois après l'administration de la dernière dose de vaccin. Dans le cas d'une vaccination accidentelle chez une femme enceinte, il n'y a pas lieu d'interrompre la grossesse. Il est toutefois recommandé de compléter le schéma vaccinal contre le HPV après l'accouchement.
  • Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin contre l'HPV, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin contre le papillomavirus humain aux jeunes filles de 13-14 ans ou qui fréquentent la 2ème année de l'enseignement secondaire et la 1ère D (différenciée)

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre les HPV 16 et 18, disponible gratuitement pour les jeunes filles concernées
- Cervarix™ (GSK).

Par ailleurs, un remboursement est prévu pour les jeunes filles ayant au moins 12 ans, mais n'ayant pas encore atteint l'âge de 19 ans au moment de l'administration de la première dose du vaccin.

Vaccin bivalent contre les HPV 16 et 18
- Cervarix™ (GSK). Prix 69,11 euros - coût pour les jeunes filles ayant au moins 12 ans, mais n'ayant pas encore atteint l'âge de 19 ans au moment de l'administration de la première dose du vaccin: 11,80 euros par dose (7,80 pour le patient OMNIO). Contient de l'aluminium et un adjuvant.

Vaccin quadrivalent contre les HPV 6, 11, 16, 18 
- Gardasil™ (Sanofi Pasteur MSD). Prix 118,43 euros - coût pour les jeunes filles ayant au moins 12 ans, mais n'ayant pas encore atteint l'âge de 19 ans au moment de l'administration de la première dose du vaccin: 11,80 euros par dose (7,8 pour le patient OMNIO). Contient de l'aluminium et de la levure.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Vous pouvez aussi lire l'article du site mongeneraliste "Papillomavirus (HPV): vacciner les jeunes filles?"

Mis à jour le 21/08/2015

- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 
Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées. 
Introduction of HPV vaccines in European Union countries - an update. ECDC Guidance. 

 

Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (enfant de 11-12 ans)

GENERALITES

Depuis 1985, on procède en Belgique à une vaccination systématique contre la rougeole, la rubéole et les oreillons par un vaccin trivalent constitué de virus vivants atténués de la rougeole, la rubéole et les oreillons : le RRO.

INCIDENCE

Rougeole

En Belgique, le nombre de cas de rougeole a baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.281 cas/100.000 habitants en Wallonie et 714 en Flandre.
  • Pour les 6 premiers mois de 2016: ± 6 cas pour 1.000.000 habitants.

L'OMS espérait une éradication totale de la rougeole pour 2010. Mais pour atteindre cet objectif, chaque pays doit présenter une couverture vaccinale de 95% pour le première et pour la deuxième dose de vaccin.

En Europe, entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016, soit sur une année, 1.800 cas de rougeole ont été rapportés à l'European Centre for Disease Prévention and Control. C'est moins que pour 2014 et les premières semaines de 2015, lorsque plus de 22.000 cas avaient été recensés dans sept pays : Kirghizstan, Bosnie-Herzégovine, Russie, Géorgie, Kazakhstan mais aussi plus près de nous en Allemagne et Italie.
Cette persistance de la circulation du virus met en péril l'objectif d'éliminer la maladie en Europe.

En Belgique, au cours des 6 premiers mois de l'année 2016, 67 cas ont été recensés. Ils concernent les 3 Régions du pays, avec 31 à Bruxelles, 21 en Flandre et 15 en Wallonie. Une majorité des cas a touché des enfants: 25 cas chez des enfants de moins de 5 ans, 12 cas chez des enfants âgés de 5 à 14 ans et 9 chez des adolescents de 15 à 19 ans (19 cas au-delà de 19 ans).
Parmi les 64 personnes infectées, 28 ont été hospitalisées, dont 12 enfants âgés de moins de 5 ans, 4 enfants entre 5 et 9 ans et 8 adultes de plus de 25 ans. Toutes se sont rétablies, mais des complications sévères ont été rapportées pour 3 adultes (deux cas de rhabdomyolyse avec nécessité de soins intensifs et 1 cas de cytolyse hépatique). Un cas de complications sévères est rapporté parmi les enfants.

En 2015, l'étude de couverture vaccinale a montré que le taux de vaccination en Belgique atteint 95% pour la première dose de vaccin RRO (nourrissons).
Mais la couverture vaccinale pour 2 doses (à 11-12 ans) reste trop faible: en Wallonie et à Bruxelles, elle atteint à peine 75%.
Cette situation est à l'origine d'un déplacement des cas de rougeole dans les tranches d'âge plus élevées (plus de 14 ans). Des épidémies localisées (par exemple dans des écoles) surviennent fréquemment.

Une amélioration s'avère donc indispensable chez nous.

 

Rubéole

En Belgique, les données épidémiologiques sont peu fiables.
Dans d'autres pays appliquant la même vaccination systématique, on enregistre une nette diminution des rubéoles congénitales (à la naissance). Elle s'explique par le fait que les jeunes enfants vaccinés ne sont plus une source de contagion pour leur mère ou leur entourage.

Oreillons

En Belgique, le nombre de cas d'oreillons a également baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.103 cas/100.000 habitants en Wallonie et 548 en Flandre.
  • En 1997-1999 : 47 cas /100.000 habitants en Wallonie et 40 en Flandre
  • En 2008, seuls 50 cas ont été déclarés en Belgique (sous-estimation probable).

Des épidémies localisées surviennent régulièrement. Ainsi, au cours de l'année 2012, plusieurs foyers de cas ont été identifiés en Belgique. 

 

CALENDRIER

Le calendrier vaccinal de base recommande deux doses aux âges suivants:

A 12-13 mois:

Première dose de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons
A 5-7 ans, les services de promotion de la santé à l'école, à l'occasion d'une visite en médecine scolaire, vérifient le statut vaccinal et proposent une vaccination de rattrapage si nécessaire (réalisée en 3ème maternelle ou première année primaire). Le médecin traitant de l'enfant peut évidemment pratiquer la vaccination de rattrapage à cet âge, ou avant.

A 10-13 ans: 

 

Deuxième dose contre la rougeole, la rubéole et les oreillons

 

L'objectif de cette deuxième dose est de renforcer la protection, mais aussi de protéger les enfants qui auraient échappé à la première vaccination ou chez qui le premier vaccin n'a pas eu l'effet protecteur escompté (environ 5%).

Le vaccin RRO peut être administré préventivement dans les 72 heures qui suivent un contact avec une personne atteinte de rougeole.

EFFETS INDESIRABLES

Immédiatement après la vaccination, des réactions locales peuvent apparaître, comme une sensation de brûlure au site d'injection.

Après 5 à 12 jours, les symptômes d'une forme atténuée de rougeole ou de rubéole peuvent apparaître durant 2 à 3 jours : fièvre peu élevée, éruption fugitive et/ou arthralgies (douleurs articulaires) passagères. Les sujets qui présentent des symptômes post-vaccinaux ne sont pas contagieux, car le virus vaccinal n'est pas transmissible.

Exceptionnellement, dans un cas pour un million de doses administrées, une encéphalite post-vaccinale peut survenir (à titre de comparaison, la rougeole entraîne une encéphalite chez une personne infectée sur 1.000).

Il n'existe aucun lien entre la vaccination RRO et le développement d'une maladie inflammatoire de l'intestin ou d'un autisme. Des études bien conduites ont clairement exclu cette possibilité. (voir Questions-Réponses).

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactiquesurvient après l'administration d'une dose de vaccin RRO, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.
Il n'est pas indiqué de vacciner pendant la grossesse.

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie - Bruxelles offre un accès gratuit au vaccin  protégeant contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, pour les nourrissons, les enfants de 11-12 ans (ainsi que pour le rattrapage chez les enfants non encore vaccinés jusqu'à 18 ans). 

Pour bénéficier de cette gratuité, le vaccin doit être commandé par le médecin vaccinateur auprès de la Fédération Wallonie - Bruxelles.

Vaccin protégeant contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, disponible gratuitement pour les nourrissons, pour le rattrapage à 5-6 ans et pour les 11-12 ans
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD)

Vaccin trivalent contre la rougeole, la rubéole et les oreillons 
- Priorix™ (GSK) – Coût : 1 dose + 1 ml solv. : 22,04 euros - contient des protéines d'oeuf de poulet et de la néomycine.
Ce vaccin est partiellement remboursé (75% du coût) par l'INAMI.
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD) – Coût : non communiqué - contient des protéines d'oeuf de poulet, de la gélatine et de la néomycine.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mise à jour le 02/09/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 
- Measles and rubella monitoring. July 2016. European Centre for Disease Prevention and Control.
- Progrès et défis dans la lutte contre les maladies à prévention vaccinale chez l'enfant de 0 à 7 ans. Semaine européenne de la vaccination 2016. Provac.
- Grammens T, Maes V, Hutse V, Laisnez V, Schirvel C, Trémérie JM, Sabbe M. Different measles outbreaks in Belgium, January to June 2016 – a challenge for public health. Euro Surveill. 2016;21(32):pii=30313.

Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (14-16 ans)

GENERALITES

Depuis les années 60, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ont été combinées.
Le vaccin conjugué recommandé aujourd'hui à 14-16 ans protège contre les 3 maladies (dTpa).

En cas exceptionnel de contre-indication pour le vaccin anticoquelucheux, il faut au moins protéger l'enfant contre la diphtérie et le tétanos. Dans ce cas, le vaccin conjugué recommandé à 14-16 ans protège contre ces 2 maladies (dT).

Pour lutter contre la coqueluche, on a longtemps utilisé chez nous des vaccins à cellules entières (le DTP à cellules entières, préparé à base de bacilles coquelucheux), avec des effets indésirables parfois importants. Ils sont remplacés depuis plusieurs années par des vaccins acellulaires (le DTP acellulaire ou DTPa, contenant des antigènes spécifiques du bacille coquelucheux), avec une diminution importante des effets indésirables. Les vaccins acellulaires peuvent être combinés à d'autres vaccins (vaccin trivalent, tétravalent ou vaccin hexavalent comme ceux recommandés par le calendrier vaccinal officiel).

PREVALENCE

Diphtérie 

  • En Belgique, la vaccination généralisée contre la diphtérie et le tétanos date de 1959. Grâce à la vaccination généralisée, la diphtérie a pratiquement disparu. Seuls 3 cas de diphtérie ont été officiellement déclarés pour la période de 1980 à 1989.
  • Selon plusieurs études, au-delà de 40 ans, plus de la moitié de la population ne posséderait plus d'immunité satisfaisante contre la toxine diphtérique. Or le risque d'épidémie réapparaît lorsque environ un tiers de la population n'est plus protégé. Les rappels de vaccination contre la diphtérie sont donc recommandés.
  • En Europe de l'Est, on a observé une recrudescence de la diphtérie en 1990-94. Suite aux campagnes de vaccination dans ces pays, le nombre de cas a régressé en 1995 et 1996.

Tétanos :

  • En Belgique, on estime que quelques cas surviennent chaque année (principalement chez des personnes âgées).

Coqueluche :

  • Dans les pays industrialisés, comme la Belgique, depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation générale du nombre de cas rapportés de coqueluche. Cette augmentation se retrouve pour différents groupes d'âge, mais plus particulièrement chez les adolescents et les adultes. Les symptômes de la coqueluche sont moins sévères chez les adolescents et les adultes que chez les nourrissons et les jeunes enfants: toux chronique persistante principalement. 
  • Cependant, adolescents et adultes peuvent contaminer les nourrissons avant que ceux-ci soient protégés par la vaccination. Pour rappel, la première dose de vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche se donne à l'âge de 2 mois et la protection est partielle jusqu'à l'administration de la deuxième dose à l'âge de 3 mois. La vaccination de la femme pendant la grossesse et de l'entourage familial avant la naissance du bébé est recommandée (voir "Vaccination contre la coqueluche chez l'adulte").

CALENDRIER

Le calendrier de vaccination recommande l'administration de quatre doses aux âges suivants :
- A 2 mois
- A 3 mois
- A 4 mois
- et une dose de rappel entre 13 et 18 mois.
Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche pour les bébés sont inclus dans un vaccin hexavalent.

Rappels ou rattrapage

Il faut savoir que les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, ne protègent que pendant un temps déterminé. Après 5 à 10 ans, la protection vaccinale s'atténue. C'est la raison pour laquelle des rappels réguliers sont nécessaires, durant toute la vie

  • A l'âge de 5-6 ans
    La Communauté française recommande un rappel contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche aux enfants âgés de 5-6 ans. Le vaccin combiné utilisé protège également contre la poliomyélite.  

A l'âge de 15-16 ans, un rappel de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche est recommandé (dTpa).

A titre individuel, le statut vaccinal en matière de diphtérie, de tétanos et de coqueluche peut être vérifié et complété si nécessaire. 

 

EFFETS INDESIRABLES

Enfant de 15-16 ans 

Lorsque l'on administre la vaccination à l'aide du vaccin trivalent contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (dTpa) recommandé (Boostrix™)
- on peut constater dans certains cas une rougeur et/ou une douleur et/ou un gonflement au site d'injection
- on peut parfois observer une réaction générale telle qu'une fièvre (généralement modérée).

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin DTPa, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Diphtérie
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre la diphtérie.
On évitera d'administrer le vaccin à des personnes qui ont manifesté une thrombocytopénie ou des réactions neurologiques lors d'une précédente vaccination.

Tétanos
Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre le tétanos.

Coqueluche
Concernant spécifiquement le vaccin contre la coqueluche : celui-ci est contre-indiqué en cas d'affection neurologique évolutive, ou prédisposant à des convulsions ou à une détérioration neurologique; en cas d'antécédents personnels récents de convulsions ou d'épilepsie mal contrôlée, la vaccination anti-coquelucheuse ne sera pas entreprise.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Le coût de la majorité des vaccins administrés à un enfant jusqu'à ses 18 ans, aux âges précis proposés par le calendrier vaccinal officiel, est intégralement supporté par les Communautés et le Fédéral, assurant la gratuité totale aux parents.

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche disponible gratuitement pour les 15-16 ans et les femmes enceintes
- Boostrix™ (GSK)

Vaccin contre le tétanos et la diphtérie disponible en pharmacie
- Tedivax pro Adulto™ (GSK) – Coût : 1 x 0,5 ml : 8,27 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 7 ans; contient de l'aluminium.
Ce vaccin est partiellement remboursé (85% du coût) par l'INAMI. Il est parfois en rupture de stock. 

Vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche disponible en pharmacie
- Boostrix™ (GSK) - Coût : 1 x 0,5ml : 19,45 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 4 ans; contient de l
'aluminium.

Ce vaccin est partiellement remboursé (85% du coût) par l'INAMI
- pour les adolescents de plus de 16 ans qui n'ont pas pu bénéficier, pour une raison médicale ou sociale documentée, de la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche préconisée entre 14 et 16 ans dans le calendrier vaccinal recommandé par le Conseil Supérieur de la Santé 
- pour les familles avec un projet parental et à l'occasion d'une grossesse (les parents ou futurs parents du nouveau-né s'ils n'ont pas reçu de rappel avec un vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche à l'âge de 14-16 ans; les membres de la fratrie âgés de plus de 16 ans et de moins de 18 ans, et non à jour de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche).

Vaccin trivalent contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos  disponible en pharmacie
- Revaxis™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) coût 20,17 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 6 ans; contient de l'aluminium, de la néomycine, de la streptomycine, de la polymyxine B.

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite disponible en pharmacie
- Boostrix Polio™ (GSK) - Coût: 1 x 0,5ml : 31,56 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 4 ans; contient de l'aluminium, de la néomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 19/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (adulte)

Vaccination contre le tétanos

GENERALITES

Le tétanos est une maladie infectieuse grave, non contagieuse (ne se transmet pas d'homme à homme), causée par la bactérie Clostridium tetani. Répandue dans le sol, cette bactérie peut pénétrer dans l'organisme à travers une plaie souillée. Elle produit une toxine redoutable.

Le vaccin est constitué d'une anatoxine associée à un élément qui stimule l'immunité (hydroxyde d'aluminium). Il n'existe actuellement plus de vaccins monovalents, contre le tétanos uniquement. On utilise aujourd'hui des vaccins combinés, contre plusieurs maladies.
Une vaccination complète procure une protection totale contre le tétanos.

A côté de la vaccination, les soins rapides et appropriés des plaies
(notamment nettoyage, désinfection) constituent un élément important
de prévention à ne pas négliger.

PREVALENCE

  • Dans les pays en voie de développement, de très nombreux cas de tétanos sont encore rapportés chaque année, surtout des cas de tétanos néonatal (bébé infecté après la naissance)
  • Dans les pays industrialisés, comme la Belgique, grâce à la généralisation de la vaccination antitétanique, la maladie ne s'observe plus qu'occasionnellement, mais encore trop souvent, surtout chez des personnes âgées ayant négligé les rappels de vaccin
  • En Belgique, la vaccination généralisée contre la diphtérie et le tétanos date de 1959.

 

CALENDRIER 

La vaccination de rappel contre le tétanos est recommandée TOUS LES DIX ANS à partir de l'âge de 15-16 ans. 

Elle est effectuée avec un vaccin combiné (dT) contre la diphtérie (dosage adapté à l'adulte) et le tétanos.

Rattrapages
Si vous avez reçu une vaccination de base complète durant l'enfance et l'adolescence contre le tétanos et la diphtérie, mais que vous êtes en retard de rappel pour ces deux maladies :

  • s'il s'agit d'un retard entre 10 et 20 ans, 1 dose de vaccin combiné dT est recommandée
  • s'il s'agit d'un retard de plus de 20 ans, 2 doses de  vaccin combiné dT sont recommandées, à 6 mois d'intervalle.

Si vous n'avez pas reçu une vaccination de base complète durant l'enfance et l'adolescence contre le tétanos et la diphtérie, ou qu'un doute persiste à ce sujet, 3 doses de dT sont recommandées :

  • 2 doses à 4-6 semaines d'intervalle
  • 1 dose de rappel un an plus tard.

En cas de blessure
Les blessures à risque de tétanos sont : les plaies contuses (avec écrasement des tissus voisins), les morsures, les plaies pénétrantes (échardes, épines), les plaies contaminées par de la terre ou des déjections animales, et les plaies survenues depuis plus de 6 heures sans traitement.
En présence de telles blessures, un avis médical doit être demandé. En effet, le médecin généraliste doit évaluer si la protection contre le tétanos est valable : un rappel de vaccination sera peut-être nécessaire; en absence d'une immunité suffisante, des immunoglobulines spécifiques (anticorps) doivent être administrées.

 

EFFETS INDESIRABLES

La fréquence des effets indésirables est augmentée lors des vaccinations de rappels : rougeur, induration et douleur temporaires au site d'injection.
Occasionnellement, une poussée de température peut y être associée. 

 

CONTRE-INDICATIONS

Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin contre le tétanos.

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin contre la dipstérie et le tétanos, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin. 

 

Vaccination contre la diphtérie

GENERALITES

La diphtérie est une maladie infectieuse grave, contagieuse, causée par une bactérie, la Corynebacterium diphteriae, présente uniquement dans l'organisme humain. Cette bactérie produit une puissante toxine qui s'attaque à la plupart des organes, avec une prédilection pour le coeur et le système nerveux.

Le vaccin est constitué d'une anatoxine associée à un élément qui stimule l'immunité (hydroxyde d'aluminium). Il est toujours combiné, au moins au vaccin contre le tétanos.

La vaccination contre la diphtérie ne confère qu'une protection limitée dans le temps. Après une vaccination complète dans l'enfance, l'immunité diminue avec l'âge.
En outre, la vaccination contre la diphtérie ne supprime pas complètement la possibilité d'être porteur de germe.

Il est donc important de procéder aux rappels de vaccination contre la diphtérie, tous les 10 ans.

 

PREVALENCE

  • En Belgique, la vaccination généralisée contre la diphtérie et le tétanos date de 1959. Grâce à la vaccination généralisée, la diphtérie a pratiquement disparu. Seuls 3 cas de diphtérie ont été officiellement déclarés pour la période de 1980 à 1989.
  • Selon certaines études, au-delà de 40 ans, plus de la moitié de la population ne posséderait plus d'immunité satisfaisante contre la toxine diphtérique. Or le risque d'épidémie réapparaît lorsqu'un tiers de la population n'est plus protégé. Les rappels de vaccination contre la diphtérie sont donc recommandés.
  • En Europe de l'Est, on a observé une recrudescence de la diphtérie en 1990-94. Suite aux campagnes de vaccination dans ces pays, le nombre de cas a régressé en 1995 et 1996.

Etant donné la possibilité d'importation de la maladie par des voyageurs qui se rendent dans des pays où cette maladie reste présente, la vaccination contre la diphtérie reste recommandée chez nous.

 

CALENDRIER

La vaccination de rappel contre la diphtérie est recommandée TOUS LES DIX ANS à partir de l'âge de 15-16 ans.

Elle est toujours effectuée avec un vaccin combiné (dT) contre la diphtérie et le tétanos (dosage adapté à l'adulte).

Rattrapages
Si vous avez reçu une vaccination de base complète durant l'enfance et l'adolescence contre le tétanos et la diphtérie, mais que vous êtes en retard de rappel pour ces deux maladies :

  • s'il s'agit d'un retard entre 10 et 20 ans, 1 dose de vaccin combiné dT est recommandée
  • s'il s'agit d'un retard de plus de 20 ans, 2 doses de vaccin combiné dT sont recommandées, à 6 mois d'intervalle.

Si vous n'avez pas reçu une vaccination de base complète durant l'enfance et l'adolescence contre le tétanos et la diphtérie, ou qu'un doute persiste à ce sujet, 3 doses de vaccin combiné dT sont recommandées :

  • 2 doses à 4-6 semaines d'intervalle
  • 1 dose de rappel un an plus tard.

EFFETS INDESIRABLES

La fréquence des effets indésirables est augmentée lors des vaccinations de rappels : rougeur, induration et douleur temporaires au site d'injection.
Occasionnellement, une poussée de température peut y être associée.

 

CONTRE-INDICATIONS

Il n'y a pas de contre-indication spécifique à la vaccination contre la diphtérie.

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin contre la diphtérie et le tétanos, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

 

Vaccination contre la coqueluche

GENERALITES

La coqueluche est une maladie infectieuse due à une bactérie, le Bordetella pertussis. Elle peut être grave chez les nourrissons.

Le vaccin acellulaire contre la coqueluche est constitué d'antigènes spécifiques de la bactérie: ils sont au nombre de trois (anatoxine pertussique, hémagglutinine filamenteuse et pertactine).

 

PREVALENCE

  • Dans les pays industrialisés, comme la Belgique, depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation générale du nombre de cas rapportés de coqueluche. Cette augmentation se retrouve pour différents groupes d'âge, mais plus particulièrement chez les adolescents et les adultes.
    Les symptômes de la coqueluche sont moins sévères chez les adolescents et les adultes que chez les nourrissons et les jeunes enfants: toux chronique persistante principalement. 
  • Cependant, adolescents et adultes peuvent contaminer les nourrissons avant que ceux-ci soient protégés par la vaccination. Pour rappel, la première dose de vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche se donne à l'âge de 2 mois et la protection est partielle jusqu'à l'administration de la deuxième dose à l'âge de 3 mois. La vaccination de la femme pendant la grossesse et de l'entourage familial avant la naissance du bébé est recommandée (voir "Vaccination contre la coqueluche chez l'adulte").

 

CALENDRIER 

La vaccination de rappel contre la coqueluche est recommandée à l'âge de 15-16 ans.

Elle est effectuée avec un vaccin combiné (dTpa) contre la diphtérie (dosage adapté à l'adulte), le tétanos et la coqueluche (dosage adapté à l'adulte).

L'administration d'une dose unique de dTpa est également recommandée pour tous les adultes, quels que soient les antécédents de vaccination (complète ou incomplète) contre la coqueluche, et certainement pour les adultes qui sont en contact avec des bébés non ou insuffisamment vaccinés.
Cette vaccination dite familiale ou "cocoon" concerne plus particulièrement les futurs ou jeunes parents et leurs contacts familiaux proches, ainsi que le personnel soignant en pédiatrie et dans les milieux d'accueil de la petite enfance. 

Les futurs parents et grands parents seront vaccinés de préférence quelques semaines avant l'accouchement. 

La vaccination contre la coqueluche est recommandée aux femmes enceintes, entre la 24ème et la 32ème semaine de grossesse. La vaccination de la maman durant cette période de la grossesse permet la transmission, via le placenta, des anticorps anticoquelucheux de la maman au foetus. Le bébé est dès lors protégé dès la naissance. 

 

EFFETS INDESIRABLES

La fréquence des effets indésirables est augmentée lors des vaccinations de rappels : rougeur, induration et douleur temporaires au site d'injection.
Occasionnellement, une poussée de température peut y être associée. 

 

CONTRE-INDICATIONS

Il n'y a pas de contre-indication spécifique à l'administration du vaccin acellulaire adulte contre la coqueluche.

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important survient après l'administration d'une dose de vaccin dTpa, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.

Un délai de 1 mois est considéré comme l'intervalle minimum sûr entre une vaccination dT précédente et une vaccination dTpa.

 

tétanos, diphtérie, coqueluche

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Vaccin protégeant contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche disponible gratuitement pour les 15-16 ans et les femmes enceintes
- Boostrix ™ (GSK)

Vaccin contre le tétanos et la diphtérie 
- Tedivax pro Adulto™ (GSK) – Coût : 1 x 0,5 ml : 8,27 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 7 ans; contient de l'aluminium.
Ce vaccin est partiellement remboursé (85% du coût) par l'INAMI.

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche 
- Boostrix™ (GSK) - Coût : 1 x 0,5ml : 19,45 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 4 ans; contient de l'aluminium. 

Ce vaccin est partiellement remboursé (85% du coût) par l'INAMI si il est administré pour la vaccination de rappel contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche dans les populations suivantes:
- pour les adolescents de plus de 16 ans qui n'ont pas pu bénéficier, pour une raison médicale et/ou sociale documentée, de la vaccination, préconisée entre 14 et 16 ans dans le calendrier vaccinal établi par le Conseil Supérieur de Santé et administrée dans le cadre des dispositions spécifiques de remboursement en exécution du protocole d'accord conclu entre l'Autorité fédérale et les Communautés;
- pour les familles avec un projet parental ou à l'occasion d'une grossesse:a) les parents ou futurs parents du nouveau-né s'ils n'ont pas reçu de rappel de dTpa à l'âge de 14-16 ans,b) les membres de la fratrie âgés de plus de 16 ans et qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans, et non à jour pour la vaccination dTpa.
Le nombre de conditionnement remboursable est limité à 1 conditionnement maximum par bénéficiaire.
Dans tous ces cas, le médecin doit adresser une demande préalable d'autorisation de remboursement au médecin conseil de la mutuelle.

Vaccin trivalent contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos
- Revaxis™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) coût 20,17 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 6 ans; contient de l'aluminium, de la néomycine, de la streptomycine, de la polymyxine B.

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite
- Boostrix Polio™ (GSK) - Coût: 1 x 0,5ml : 31,56 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 4 ans; contient de l'aluminium, de la néomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 19/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre la grippe (adulte)

GENERALITES

La grippe est une maladie infectieuse des voies respiratoires qui se développe dans la gorge et le nez.

Elle est essentiellement causée par deux types de virus très contagieux : l'Influenza A et l'Influenza B.
L'Influenza A est responsable d'épidémies et des pandémies mondiales, tandis que l'Influenza B est à l'origine d'épidémies plus localisées.

Ces virus sont en perpétuelle mutation : des souches différentes apparaissent chaque année.

La grippe est généralement bénigne chez des adultes jeunes en bonne santé.
Mais elle n'est pas une maladie banale et peut avoir des conséquences graves chez les sujets à risque de complications (notamment les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes, etc).

Les recommandations habituelles portent sur la nécessité de vacciner annuellement toutes les personnes à risque de complications (voir "indications" plus bas).

Le médecin peut aussi conseiller le vaccin, à titre individuel, plus particulièrement aux personnes de 50 à 64 ans.

Les vaccins contre la grippe

Actuellement, en Belgique, on utilise des vaccins inactivés sans adjuvants : ils sont préparés à partir de souches virales inactivées de la grippe, cultivées sur des oeufs de poulet. Inactivées signifie qu'elles ont perdu leur pouvoir pathogène mais ont gardé leur pouvoir immunitaire.

Comme de nouvelles souches virales apparaissent régulièrement (en Asie particulièrement), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) identifie chaque année les trois souches les plus courantes du virus de l'influenza et propose la composition des vaccins la plus efficace pour les contrer.

Aux personnes auxquelles la vaccination est recommandée ou conseillée, il est recommandé de se faire vacciner chaque année:

  • d'une part pour que leur organisme produise des anticorps contre les nouvelles souches;
  • d'autre part en raison d'une baisse progressive et rapide de l'immunité après vaccination.

Administré entre mi-octobre et fin novembre (idéalement), le vaccin contre la grippe donne une protection 10 à 15 jours après l'injection, au moins jusqu'à l'hiver suivant.

 

PREVALENCE

La grippe sévit chaque année dans nos régions durant les mois d'automne et d'hiver, par vagues épidémiques atteignant environ 5% de la population, principalement des enfants et des adultes jeunes.

 

INDICATIONS

Selon le Conseil Supérieur de la Santé belge, sont prioritaires et doivent être vaccinés contre la grippe

1 - les personnes à risque de complication, soit :

  • les femmes enceintes qui seront au deuxième ou troisième trimestre de grossesse au moment de la saison de la grippe. Elles seront vaccinées dès le deuxième trimestre de leur grossesse
  • tout patient à partir de l'âge de 6 mois présentant une affection chronique sous-jacente, même stabilisée, d'origine pulmonaire (incluant l'asthme sévère), cardiaque (excepté l'hypertension), hépatique, rénale, métabolique (incluant le diabète), neuromusculaire ou des troubles immunitaires (naturels ou induits)
  • toute personne de 65 ans et plus
  • les personnes séjournant en institution
  • les enfants de 6 mois à 18 ans compris sous thérapie à l'aspirine au long cours.

2 - le personnel du secteur de la santé.

3 - les personnes vivant sous le même toit que des personnes à risque de complications ou des enfants de moins de 6 mois.

Par ailleurs, la vaccination peut être indiquée pour certaines autres personnes, comme les personnes âgées de 50 à 64 ans. Le médecin généraliste proposera le cas échéant la vaccination à ces personnes.

Le Conseil Supérieur de la Santé estime que les données disponibles sur la vaccination saisonnière des enfants ne sont actuellement pas suffisantes pour proposer la généralisation de cette vaccination chez les enfants sains.

 

CALENDRIER

La vaccination contre la grippe sera administrée chaque année, de préférence entre la mi-octobre et le début du mois de décembre (avant la poussée hivernale du virus).

La dose varie selon l'âge et une éventuelle immunisation antérieure.
- Chez les enfants entre 6 et 35 mois qui n'ont jamais été vaccinés : deux demi-doses (0,25 ml) ou deux doses (0,50 ml) avec un intervalle de 4 semaines. 
- Chez les enfants entre 3 ans et 8 ans qui n'ont jamais été vaccinés : deux doses (0,50 ml) avec un intervalle de 4 semaines. 
- Chez les enfants entre 3 ans et 8 ans qui ont déjà été vaccinés antérieurement : une dose (0,50 ml). 
- A partir de 8 ans, quel que soit le statut vaccinal antérieur : une dose (0,50 ml).

EFFETS INDESIRABLES

Vaccin inactivé sans adjuvant
Chez environ 10% des sujets, la vaccination par injection provoque une réaction locale passagère : rougeur, tuméfaction et douleur au site d'injection.
Ces réactions locales sont plus fréquentes avec les vaccins injectés par voie intradermique qu'avec les vaccins injectés en intramusculaire.

La vaccination peut parfois donner lieu à des symptômes semblables à ceux d'une grippe passagère : myalgies, fièvre.

Le vaccin ne transmet jamais la grippe, puisqu'il est inactivé.

CONTRE-INDICATIONS

  • La seule contre-indication formelle au vaccin contre la grippe est la très rare allergie aux oeufs.
  • L'asthme, la grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Vaccins inactivés sans adjuvants contre la grippe :
- Alfarix Tetra™ (GSK) – Coût : 1 x 0,5 ml : 12,60 euros - contient de la gentamicine et des protéines d'oeufs de poulet
- Influvac S™ (Abbott) – Coût : 1 x 0,5 ml : 11,45 euros - contient de la gentamicine et des protéines d'oeufs de poulet
- Vaxigrip™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) – Coût : 1 x 0,5 ml : 11,94 euros - contient de la néomycine et des protéines d'oeufs de poulet.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé. 

Ces vaccins sont partiellement remboursés (40% du coût) par l'INAMI, pour les personnes à risque reprises dans les recommandations du Conseil Supérieur de la Santé (voir plus haut), à condition que le médecin mentionne "tiers payant" sur l'ordonnance. L'assurance complémentaire de certaines mutuelles prévoit un remboursement complémentaire: renseignez-vous auprès de votre mutuelle. 

Mis à jour le 31/08/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
- Avis du Conseil Supérieur de la Santé n° 9367: Vaccination contre la grippe saisonnière. Saison hivernale 2016-2017. 
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 

Vaccination contre le pneumocoque (adulte)

GENERALITES

Le pneumocoque (ou Streptococcus pneumoniae) est une cause majeure de pneumonie, septicémie, méningite, sinusite, otite moyenne ou peut être à l'origine de l'exacerbation aiguë d'une affection respiratoire chronique non spécifique.

Cette bactérie est naturellement présente dans l'organisme humain au niveau de la bouche, du nez et du pharynx. La colonisation est généralement asymptomatique.
Chez un hôte sensible, elle peut cependant provoquer des infections, soit par descente vers les voies respiratoires (pneumonie), soit par migration vers l'oreille (otite, sinusite), soit par envahissement de la circulation sanguine (méningite, septicémie).

La plupart des pneumocoques sont entourés d'une capsule responsable de leur virulence.
Il existe différents types de capsules sur lesquelles se trouvent différents types d'antigènes. Leur répartition diffère entre les adultes et les enfants, et d'un pays à l'autre. En tout, on distingue aujourd'hui ± 90 types d'antigène du pneumocoque.

ATTENTION: ce chapitre est consacré à la vaccination contre le pneumocoque chez l'adulte. Pour les nourrissons et les enfants, consultez le chapitre "Vaccination contre le pneumocoque chez l'enfant".

Vaccins

Il existe deux vaccins différents pour protéger l'adulte contre le pneumocoque.

Le vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque est constitué d'un mélange des 23 antigènes les plus importants du pneumocoque (vaccin 23-valent).
La protection véritable offerte par le vaccin est difficile à chiffrer et source de controverse. Selon certaines études, le vaccin 23-valent contre le pneumocoque agirait de manière efficace dans 50 à 75% des cas d'infections pneumococciques invasives (bactériémie, septicémie). Le vaccin n'offre aucune protection contre les exacerbations aiguës des affections respiratoires chroniques non spécifiques, la sinusite ou l'otite.
Chez des adultes sains et des personnes âgées, la protection dure jusqu'à 5 ans après l'administration du vaccin. Chez les plus de 85 ans et les patients présentant des troubles de l'immunité, la protection est moindre et diminue plus vite. 

Le vaccin conjugué contre le pneumocoque est constitué d'un mélange de 13 antigènes importants du pneumocoque (vaccin 13-valent). Il est déjà utilisé en Belgique pour la vaccination contre le pneumocoque des enfants. L'Agence Européenne du Médicament a élargi ses indications à la vaccination des adultes dès 50 ans. Ce vaccin devrait éveiller une immunité de meilleure qualité et de plus longue durée. 

 

INCIDENCE

Le pneumocoque est responsable d'une morbidité importante et cause d'une mortalité fréquente. On estime à 20.000, le nombre de personnes atteintes chaque année en Belgique, d'une infection sévère due au pneumocoque (surtout la pneumonie) et à 2.000 le nombre de décès liés à ces infections.

Deux tiers des bactériémies à pneumocoques surviennent chez des personnes de plus de 50 ans, avec une augmentation importante des cas chez les plus de 60 ans.

Les antibiotiques ne réduisent malheureusement pas le taux élevé de mortalité de la pneumonie à pneumocoques. La résistance du pneumocoque aux antibiotiques s'est d'ailleurs accrue dans plusieurs pays européens.

Pour toutes ces raisons, le Conseil Supérieur de la Santé recommande un usage assez étendu du vaccin contre le pneumocoque.

 

INDICATIONS

La vaccination contre le pneumocoque est recommandée 

  • Aux adultes présentant un risque accru d’infection pneumococcique
    • Adultes présentant un trouble immunitaire
    • Adultes présentant une asplénie anatomique et/ou fonctionnelle, une drépanocytose ou une hémoglobinopathie.
    • Adultes présentant une fuite du liquide céphalo-rachidien ou porteur d’un implant cochléaire.
  • Aux adultes avec comorbidité
    • souffrance cardiaque chronique
    • souffrance pulmonaire chronique ou fumeurs
    • souffrance hépatique chronique ou abus d’alcool
    • souffrance rénale chronique
  • Aux personnes en bonne santé de 65 ans et plus

 

CALENDRIER

Vaccination
La vaccination contre le pneumocoque repose sur l'administration du vaccin conjugué 13-valent ou du vaccin polysaccharidique 23-valent (1 seule dose ou 2 doses à 8 semaines d'intervalle, selon les cas).

Elle n'est pas spécialement recommandée à un moment particulier de l'année. Toutefois, si elle est indiquée, elle peut être donnée simultanément à la vaccination contre la grippe. Dans ce cas, les deux injections se font dans des sites distincts.

Rappel
Les revaccinations des patients présentant un risque accru d'infections à pneumocoque sont recommandées tous les 5 ans.
Chez les patients de plus de 50 ans présentant une affection chronique ou les personnes en bonne santé de 65 ans et plus, une seule revaccination est conseillée, après 5 ans.
Les différents schémas de vaccination sont précisés dans l'avis du Conseil Supérieur de la Santé. 

EFFETS INDESIRABLES

Une réaction locale mineure et passagère survient chez près d'une personne vaccinée sur deux.
Les effets indésirables plus intenses du vaccin contre le pneumocoque se limitent à une sensibilité au site d'injection, chez 3% des sujets après une première vaccination et chez 11% après revaccination. Une sensation de fièvre, des douleurs musculaires et articulaires passagères sont possibles.
Des effets secondaires graves ou systémiques sont rares. Seule une revaccination prématurée (à moins de 3 ans d'intervalle) peut provoquer une réaction locale sévère.

 

CONTRE-INDICATIONS

La vaccination d'une patiente enceinte à risque doit si possible être différée jusqu'après le premier trimestre de la grossesse.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

- Pneumo23™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) – Coût : 1 x 0,5 ml : 28,40 euro
- Prevenar13™ (Wyeth) - Coût: 74,55 euros. Contient de l'aluminium
- Synflorix™ (GSK) - Coût: 70,44 euros. Contient de l'aluminium 

Le vaccin n'est pas remboursé par l'INAMI. Néanmoins, la plupart des Mutualités proposent un remboursement partiel à leurs affiliés en ordre pour l'assurance complémentaire. Informez-vous auprès de votre mutuelle.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé. 

Mis à jour le 20/08/2015

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé.
Avis du Conseil Supérieur de la Santé n° 9210.
- Avis de l'Agence européenne du Médicament. 

Vaccination contre la poliomyélite (adulte)

GENERALITES

Dans les années 50, le virus de la poliomyélite faisait de nombreuses victimes parmi les enfants belges, handicapant certains d'entre eux pour la vie. C'est pourquoi en 1967, la vaccination contre cette maladie est devenue obligatoire pour les nourrissons en Belgique.

De 1966 à 2000, le vaccin imposé est un vaccin vivant atténué, administré par voie orale : le l'OPV (Oral Polio Vaccine). Ce vaccin très efficace a permis l'élimination de la poliomyélite dans de nombreuses régions du globe. Ainsi, les Amériques, l'Europe et l'Océanie ont été déclarés exempts de poliomyélite par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais les virus atténués contenus dans le vaccin vivant pouvaient, exceptionnellement, provoquer des paralysies (1 cas sur 2.500.000 doses administrées).

C'est la raison pour laquelle on préfère recourir au vaccin inactivé contre la poliomyélite: depuis 2001, le vaccin utilisé est un vaccin inactivé renforcé, administré par injection : l'IPV (Inactivated Polio Vaccine). 

 

INCIDENCE

En Belgique, plus aucun cas de polio autochtone n'a été recensé depuis 1979.
En Europe, plus aucun cas n'est recensé depuis 2002.

L'OMS espère une éradication mondiale de la poliomyélite, mais des foyers restent actifs dans certains pays d'Afrique et d'Asie. 

Les données épidémiologiques récentes démontrent la nécessité de maintenir d'excellentes couvertures vaccinales, même dans les pays où la polio est absente depuis longtemps, afin de protéger la population contre les risques d'un poliovirus importé.

 

CALENDRIER

Pour tous les bébés (avant l'âge de 18 mois, une vaccination complète contre la poliomyélite est légalement obligatoire (voir "vaccination contre la poliomyélite (nourrisson)").

La vaccination contre la poliomyélite par le vaccin inactivé renforcé (IPV) est conseillée à tous les jeunes, belges ou étrangers, non encore vaccinés.
La primovaccination comporte trois doses :

  • 2 doses à administrer à deux mois d'intervalle
  • 1 dose à administrer après un an.

A tous ceux qui se rendent dans des régions endémiques, qui ne sont pas ou insuffisamment vaccinés, on recommande d'effectuer ou de compléter la vaccination contre la poliomyélite par le vaccin inactivé renforcé (IPV).

Les recommandations de l'OMS pour les déplacements internationaux sont régulièrement revues. Nous recommandons de consulter la rubrique "actualités" du site de l'Institut de Médecine Tropicale pour disposer des dernières informations à ce sujet. 

Pour les personnes ayant reçu une vaccination de base complète, un seul rappel à l'âge adulte suffit pour donner une immunité à vie.

 

EFFETS INDESIRABLES

L'administration du vaccin contre la poliomyélite (IPV) peut provoquer une légère réaction locale (rougeur) au site d'injection. Une réaction générale modérée est rare. 

 

CONTRE-INDICATIONS

Le vaccin IPV ne sera pas administré en cas d'hypersensibilité systémique connue à la streptomycine (antibiotique qui aide à la conservation du vaccin).

La grossesse et l'allaitement ne sont pas des contre-indications.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE (ADULTES)

Vaccin contre la poliomyélite
- Imovax Polio™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) – Coût : 1 x 0,5 ml : 9,65 euros - contient de la néomycine, de la streptomycine, de la polymyxine B.

Vaccin trivalent contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos
- Revaxis™ (Sanofi Pasteur M.S.D.) coût 20,17 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 6 ans; contient de ll'aluminium, de la néomycine, de la streptomycine et de la polymyxine B.

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite
- Boostrix Polio™ (GSK) - Coût: 1 x 0,5ml : 31,56 euros - pour injection de rappel dès l'âge de 4 ans; contient de l'aluminium, de la néomycine et de la polymyxine B. 

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 30/01/2017

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées.
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit.

 

Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (adulte)

GENERALITES

La rougeole est une maladie infectieuse éruptive, contagieuse, provoquée par un virus dont l'homme est le seul réservoir connu.

La rubéole est une maladie infectieuse éruptive, contagieuse, provoquée par un virus dont l'homme est le seul réservoir connu. Chez l'enfant, elle est presque toujours bénigne. Chez la femme enceinte, elle peut provoquer des embryopathies, surtout au cours des 16 premières semaines de grossesse.

Les oreillons sont une maladie infectieuse aiguë, contagieuse, provoquée par un virus dont l'homme est le seul réservoir connu. Les oreillons entraînent généralement une tuméfaction des glandes salivaires.

Pour ces trois maladies, des épidémies peuvent survenir au sein d'une population, lorsque de nombreux sujets ne sont pas immunisés.

Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons
Depuis 1985, on procède en Belgique à une vaccination systématique contre la rougeole, la rubéole et les oreillons par un vaccin trivalent constitué de virus vivants atténués de la rougeole, la rubéole et les oreillons : le RRO.

 

INCIDENCE

Rougeole

En Belgique, le nombre de cas de rougeole a baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.281 cas/100.000 habitants en Wallonie et 714 en Flandre.
  • Pour les 6 premiers mois de 2016: ± 6 cas pour 1.000.000 habitants.

L'OMS espérait une éradication totale de la rougeole pour 2010. Mais pour atteindre cet objectif, chaque pays doit présenter une couverture vaccinale de 95% pour le première et pour la deuxième dose de vaccin.

En Europe, entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016, soit sur une année, 1.800 cas de rougeole ont été rapportés à l'European Centre for Disease Prévention and Control.  C'est moins que pour 2014 et les premières semaines de 2015, lorsque plus de 22.000 cas avaient été recensés dans sept pays : Kirghizstan, Bosnie-Herzégovine, Russie, Géorgie, Kazakhstan mais aussi plus près de nous en Allemagne et Italie.
Cette persistance de la circulation du virus met en péril l'objectif d'éliminer la maladie en Europe. 

En Belgique, au cours des 6 premiers mois de l'année 2016, 67 cas ont été recensés. Ils concernent les 3 Régions du pays, avec 31 à Bruxelles, 21 en Flandre et 15 en Wallonie. Une majorité des cas a touché des enfants: 25 cas chez des enfants de moins de 5 ans, 12 cas chez des enfants âgés de 5 à 14 ans et 9 chez des adolescents de 15 à 19 ans (19 cas au-delà de 19 ans). 
Parmi les 64 personnes infectées, 28 ont été hospitalisées, dont 12 enfants âgés de moins de 5 ans, 4 enfants entre 5 et 9 ans et 8 adultes de plus de 25 ans. Toutes se sont rétablies, mais des complications sévères ont été rapportées pour 3 adultes (deux cas de rhabdomyolyse avec nécessité de soins intensifs et 1 cas de cytolyse hépatique). Un cas de complications sévères est rapporté parmi les enfants.

En 2015, l'étude de couverture vaccinale a montré que le taux de vaccination en Belgique atteint 95% pour la première dose de vaccin RRO (nourrissons).
Mais la couverture vaccinale pour 2 doses (à 11-12 ans) reste trop faible: en Wallonie et à Bruxelles, elle atteint à peine 75%.
Cette situation est à l'origine d'un déplacement des cas de rougeole dans les tranches d'âge plus élevées (plus de 14 ans). Des épidémies localisées (par exemple dans des écoles) surviennent fréquemment. 

 Une amélioration s'avère donc indispensable chez nous.

Rubéole 
En Belgique, les données épidémiologiques sont peu fiables.
Dans d'autres pays appliquant la même vaccination systématique, on enregistre une nette diminution des rubéoles congénitales (à la naissance). Elle s'explique par le fait que les jeunes enfants vaccinés ne sont plus une source de contagion pour leur mère ou leur entourage.

Oreillons
En Belgique, le nombre de cas d'oreillons a également baissé considérablement depuis la vaccination systématique :

  • En 1982-1983 : 1.103 cas/100.000 habitants en Wallonie et 548 en Flandre.
  • En 1997-1999 : 47 cas /100.000 habitants en Wallonie et 40 en Flandre.
  • En 2002 : 35 cas/100 000 habitants en Wallonie et en Flandre, avec un tiers des cas chez des enfants de plus de 14 ans.
  • En 2008, seuls 50 cas ont été déclarés en Belgique (sous-estimation probable).

Des épidémies localisées surviennent régulièrement. Ainsi, au cours de l'année 2012, plusieurs foyers de cas ont été identifiés en Belgique.

 

INDICATIONS CHEZ LES ADOLESCENTS ET LES ADULTES

Doivent IMPERATIVEMENT être vaccinées contre la rougeole, la rubéole et les oreillons les femmes en âge de procréer qui n'ont pas ou trop peu d'anticorps contre le virus de la rubéole.

Une contraception doit être assurée pendant au moins un mois après la vaccination. En effet, il est recommandé de ne pas devenir enceinte dans les 4 semaines qui suivent la vaccination.

On conseille également la vaccination aux jeunes adolescents et aux adultes qui n'ont pas connaissance d'avoir été vaccinés ou qui n'ont reçu qu'une seule dose de vaccin, même si le sujet déclare avoir déjà fait une ou plusieurs de ces maladies. Deux doses au total sont nécessaires pour une protection de bonne qualité et durable (voir aussi vaccination des voyageurs). 

 

CALENDRIER

Chez l'adulte n'ayant reçu qu'une seule dose de vaccin ou chez la femme déjà vaccinée, en âge de procréer, et n'ayant pas ou trop peu d'anticorps contre le virus de la rubéole, une seule dose de vaccin RRO suffit.

Chez l'adulte non vacciné, né à partir du 1/1/1970 et n'ayant pas eu de rougeole, une vaccination en deux doses (avec au moins un mois d'intervalle entre les 2 doses) est conseillée en cas de voyage. Les adultes nés avant 1970 ont, presque certainement, tous des anticorps suite à la maladie.

Le vaccin RRO peut être administré préventivement dans les 72 heures qui suivent un contact avec une personne atteinte de rougeole.

 

EFFETS INDESIRABLES

Immédiatement après la vaccination, des réactions locales peuvent apparaître, comme une sensation de brûlure au site d'injection.

Après 5 à 12 jours, les symptômes d'une forme atténuée de rougeole ou de rubéole peuvent apparaître durant 2 à 3 jours : fièvre peu élevée, éruption fugitive et/ou arthralgies (douleurs articulaires) passagères. Les sujets qui présentent des symptômes post-vaccinaux ne sont pas contagieux, car le virus vaccinal n'est pas transmissible.

Exceptionnellement, dans un cas pour un million de doses administrées, une encéphalite post-vaccinale peut survenir (à titre de comparaison, la rougeole entraîne une encéphalite chez une personne infectée sur 1.000).

Il n'existe aucun lien entre la vaccination RRO et le développement d'une maladie inflammatoire de l'intestin ou d'un autisme. Des études bien conduites ont clairement exclu cette possibilité. (voir Questions-Réponses).

 

CONTRE-INDICATIONS

Comme pour tout vaccin, si un effet secondaire important (réaction anaphylactique) survient après l'administration d'une dose de vaccin RRO, il constitue une contre-indication formelle à la poursuite de la vaccination par ce vaccin.
Il n'est pas indiqué de vacciner pendant la grossesse.

 

VACCINS DISPONIBLES EN BELGIQUE

Vaccin trivalent contre la rougeole, la rubéole et les oreillons 
- Priorix™ (GSK) – Coût : 1 dose + 1 ml solv. : 21,92 euros - contient de la néomycine
Ce vaccin est partiellement remboursé (75% du coût) par l'INAMI.
- M.M.R. VaxPro™ (Sanofi Pasteur MSD) – Coût : non communiqué - contient de la néomycine.

Pour consulter la notice d'un vaccin, consultez le site de l'Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé.

Mis à jour le 02/09/2016

Références
- Répertoire commenté des médicaments. Chapitre "vaccins". www.cbip.be 

Guide de vaccination. Conseil Supérieur de la Santé. Pour consulter les fiches actualisées. 
- Vaccines (6th edition). Plotkin, Orenstein, Offit. 
- OMS
- Measles and rubella monitoring. July 2016. European Centre for Disease Prevention and Control.
- Progrès et défis dans la lutte contre les maladies à prévention vaccinale chez l'enfant de 0 à 7 ans. Semaine européenne de la vaccination 2016. Provac. 
- Grammens T, Maes V, Hutse V, Laisnez V, Schirvel C, Trémérie JM, Sabbe M. Different measles outbreaks in Belgium, January to June 2016 – a challenge for public health. Euro Surveill. 2016;21(32):pii=30313.